Loire : les femmes sont meilleures en endurance que les hommes

Initié en 2003, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc est l'une des courses les plus difficiles du monde. Des scientifiques stéphanois mènent une étude sur la fatigue. Les femmes tiennent mieux la distance. / © Françoise Guais
Initié en 2003, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc est l'une des courses les plus difficiles du monde. Des scientifiques stéphanois mènent une étude sur la fatigue. Les femmes tiennent mieux la distance. / © Françoise Guais

Le CHU de Saint-Etienne et l'université Jean-Monnet menent une étude pour tester la fatigue musculaire après 110 kilomètres de course, soit la distance d'un ultra-rail. L'objectif est de confirmer une précédente étude qui démontre que les muscles des femmes sont moins fatigués que ceux des hommes.

Par Fatima Bouyablane

Le CHU de Saint-Etienne et l'Université Jean-Monnet réalisent une étude pour tester la fatigue musculaire après 110 kilomètres de course, soit la distance d'un ultra-rail. Parmi les 86 sportifs qui font l'objet de cette étude, ceux de l'UTMB, Ultra trail du Mont Blanc (171 km, 10 000 mètres de dénivelé).
56 hommes et 30 femmes se prêtent au jeu. L'UTMB de Chamonix, qui se termine ce lundi 2 septembre, est l'occasion parfaite.

Le LIBM, laboratoire inter-universitaire de biologie de la motrocité de l'université Jean-Monnet, a donc posé ses quartiers à Chamonix, à l'Ecole nationale de ski et d'alpinisme. 
Les chercheurs s'intéressent aux mesures de force par contraction des muscles du mollet et du quadriceps. Ils analyseront également le fonctionnement cérébral. La raideur des muscles et des tendons est évaluée.

Une étude de longue haleine

Les chercheurs stéphanois se sont penchés sur la question en 2009, uniquement sur des traileurs hommes. Les résultats avaient alors montré que la fatigue était essentiellement située dans le système nerveux. 

Mais certaines études indiquent que les femmes ont une capacité de résistance à la fatigue sur les efforts très longs supérieure aux hommes. L'objectif est de vérifier cette hupothèse.

En 2012, le 2ème volet de l’étude s'attache à explorer plus cette fatigue située dans le système nerveux. 
Chaque coureur avait été testé une première fois au laboratoire de Physiologie de l’Exercice à Saint-Etienne (mesure de la VO2max, de la force musculaire, analyse sanguine, familiarisation avec la stimulation magnétique transcrânienne).

Aujourd'hui, il s'agit de confirmer les précédentes études, autrement dit que les muscles des femmes sont moins fatigués que ceux des hommes.

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