Fort risque d'avalanches dans les Alpes : de gros volumes de neige instables attendus au-delà de 2000 mètres

Météo France a classé les départements des Alpes en vigilance jaune aux avalanches ce vendredi 23 février. Au-delà de 2000 mètres d'altitude, le risque avalanche sera extrêmement marqué en Haute-Savoie. La préfecture appelle les skieurs et les randonneurs à la prudence.

La neige est de retour en montagne, mais avec elle, son lot de risques pour les skieurs. D'importantes chutes sont en cours et devraient se poursuivre dans la nuit, si bien que ce vendredi, le manteau neigeux devrait être très instable en altitude.

Météo France a placé les départements de l'arc alpin en vigilance jaune aux avalanches (Savoie, Haute-Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes), mais localement le risque peut être plus marqué.

Risque 4/5 dans les massifs de Haute-Savoie

Ainsi, en Haute-Savoie, la préfecture met en garde les skieurs dans les massifs des Aravis, du Mont-Blanc ou du Chablais.

"Ces chutes de neige, conjuguées à un fort vent d’ouest à sud-ouest, ont formé localement d’importantes accumulations de neige. Ces accumulations seront sensibles au passage des skieurs, notamment au-delà de 2000m, et pourront mobiliser de gros volumes de neige en cas de déclenchements provoqués", alertent les autorités.

Le risque d'avalanches sera donc de 4/5 au-delà de 2000 mètres d'altitude en Haute-Savoie.

Rappel des consignes

En pleine période de vacances scolaires, les forces de l'ordre invitent, elles aussi, à la vigilance. "As des pistes ou néophytes, prudence sur les planches !", a publié la gendarmerie de Haute-Savoie sur X.

Les autorités renouvellent leurs consignes :

  • se renseigner auprès des professionnels de la montagne et des mairies avant sa sortie
  • signaler son itinéraire
  • éviter les pentes fortes
  • ne pas partir seul
  • être équipé (pelle, sonde, détecteur de victimes d’avalanche, moyens de communication chargés...).

Même si ces outils peuvent sauver une vie, la préfecture insiste sur le fait qu'ils "ne protègent aucunement du risque d’avalanche".