Haute-Savoie : l'ado de 13 ans affirmait avoir été victime d'une tentative d'enlèvement... mais tout était faux !

La gendarmerie de la Roche-sur-Foron - Photo d'illustration / © Google maps
La gendarmerie de la Roche-sur-Foron - Photo d'illustration / © Google maps

Non, une adolescente de 13 ans n'a pas failli être enlevée le 23 janvier dernier à la Roche-sur-Foron, en Haute-Savoie. Les gendarmes avaient mobilisé d'importants moyens et lancé un avis de recherche. La jeune fille a finalement avoué avoir menti.

Par Yann Gonon

La jeune fille qui prétendait avoir été victime d'une tentative d'enlèvement le 23 janvier dernier à la Roche-sur-Foron, en Haute-Savoie, est revenue sur ses déclarations. Elle a avoué avoir menti. D'importants moyens avaient été mobilisés pour tenter d'appréhender le prétendu kidnappeur.

Un appel à témoins avait très vite été lancé par la gendarmerie après le signalement effectué par l'adolescente de 13 ans. Très affirmative et très précise, la jeune fille prétendait avoir été accostée par les occupants d'un "véhicule blanc de type utilitaire avec une marque noire sur la portière avant-droite". Selon elle, ces mêmes occupants avaient tenté "de la saisir" mais elle avait réussi à s'enfuir "en se débattant et en courant en direction du centre-ville".
 

D'importants moyens ont été déployés suite à cette alerte, expliquent les gendarmes de la Roche-sur-Foron. Une enquête de voisinage a eu lieu et l'enquête est rapidement devenue "la priorité de la brigade". Toujours du côté de la gendarmerie, on explique que le nombre d'appels de concitoyens inquiets a été "très important" ces derniers jours. 

Ce dimanche, l'adolescente est finalement revenue sur ses déclarations. Sans donner d'explication sur ses motivations, elle a raconté aux gendarmes qu'elle n'avait jamais été abordée par des inconnus dans une camionnette blanche et qu'elle avait encore moins été victime d'une tentative d'enlèvement. 

L'enquête s'arrête donc côté gendarmerie mais la jeune affabulatrice pourrait avoir à répondre devant la justice. Son mensonge peut constituer une infraction. C'est désormais au procureur de Bonneville de décider si des poursuites sont engagées.
 

Sur le même sujet

Les + Lus