Le bassin de Genève séduit toujours plus de travailleurs frontaliers, la preuve en 3 chiffres

L'Observatoire statistique transfrontalier vient de publier son enquête annuelle sur la zone de Genève, à cheval entre France et Suisse. Ce territoire au dynamisme économique et démographique continue d'attirer de nouveaux arrivants. La preuve en chiffres.

C'est un territoire dont la population continue de croître chaque année. Les nouveaux arrivants, de jeunes actifs diplômés, attirés par un marché du travail dynamique, plébiscitent ces zones frontalières avec la Suisse, autour de Genève. C'est en creux le portrait du territoire franco-valdo-genevois dressé par l'Observatoire statistique transfrontalier (OST) dans sa synthèse annuelle, rendue publique en ce début décembre. Voici les grandes lignes à retenir. 

2,8 millions d'habitants dont 53% en France

Il s'étend de Lausanne, à Annecy en passant par Bourg-en-Bresse, Annemasse et Genève. Le territoire franco-valdo-genevois compte 2,8 millions d'habitants dont plus de la moitié vit en France (53%).

853 000 habitants ont ainsi été recensés en Haute-Savoie et 667 000 dans l'Ain.

Chaque année, la population s'y accroît plus rapidement que dans le reste de la région Auvergne-Rhône-Alpes et qu'en France métropolitaine (1,2% de croissance annuelle entre 1999 et 2022 contre 0,7% en Aura, et 0,5% sur le territoire national), même si cette augmentation est en ralentissement depuis 2016.

Cette hausse constante de population est principalement due "au solde migratoire", c'est-à-dire aux nouveaux arrivants, plutôt qu'au solde naturel qui comptabilise la différence entre les naissances et les décès. 

Ces habitants, nouvellement arrivés dans le secteur, représentent 5% de la population. Ils sont en moyenne plus jeunes que l'ensemble des résidents. Ils sont davantage actifs et ont des niveaux de formation plus élevés.

Plus d'un actif sur deux est un actif transfrontalier

Si l'on se concentre sur la zone du Genevois français qui rassemble plus de 150 communes (dans la première couronne autour de Genève), il apparaît que plus de la moitié de la population active travaille en Suisse. 

En effet, "plus d'un actif sur deux est un actif transfrontalier", note l'Observatoire statistique (95 500 actifs sur un total de 189 400 en 2020).

Une "forte concentration" puisque le territoire du Genevois français réunit ainsi 72% des actifs travaillant en Suisse et vivant en Auvergne-Rhône-Alpes.

Toutefois, le bassin annécien enregistre lui aussi une hausse notable du nombre de ses transfrontaliers puisque celui-ci a été multiplié par 2,4 entre 2009 et 2020.

Un taux de chômage de 5,5%, inférieur à celui du reste de la France

Le taux de chômage annuel moyen en 2022 s'établit à 5,5% en Haute-Savoie et dans l'Ain, soit un retour vers le niveau d'occupation des actifs de 2008.

L'Observatoire statistique transfrontalier relève qu'ils "font partie des départements français ayant le plus faible taux de chômage" puisque le taux régional est de 6,3% et le taux de chômage national de 7,1%.

Enfin, d'après ces statistiques, le nombre de chômeurs transfrontaliers retrouve en 2022 le même niveau qu'en 2019, avant la crise sanitaire.

Cette enquête a été réalisée par l'Observatoire statistique transfrontalier :  il regroupe les données de l'Insee Auvergne-Rhône-Alpes, de l'Office cantonal de la statistique du canton de Genève (OCSTAT) et de Statistique Vaud.

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