Mont-Blanc : deux alpinistes tchèques meurent en moins de 24 heures au Goûter

Le couloir du Goûter en été / © Anthospace / commons.wikimedia.org
Le couloir du Goûter en été / © Anthospace / commons.wikimedia.org

En deux jours, deux alpinistes tchèques sont morts dans le couloir et sur l'aiguille du Goûter, la voie normale du Mont-Blanc. Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, demande à l'Etat de "prendre ses responsabilités" et dénonce des "sacrifices humains".

Par Cécilia Sanchez

La liste des victimes n'en finit pas de s'allonger au Mont-Blanc. Le 3 octobre, à 21h30, un alpiniste tchèque d'une trentaine d'années, a basculé dans le couloir du Goûter et est décédé, après une chute de 600 mètres.

14 morts accidentelles pour l'été 2016

Ce 4 octobre, en fin de matinée, une ressortissante tchèque du même âge a également fait une chute fatale, quand elle se trouvait dans le tiers supérieur de l'aiguille du Goûter, a alerté la mairie de Saint-Gervais et le PGHM de Haute-Savoie.

Rien que pour l'été 2017, la mairie dénombre 14 morts accidentelles, dues à "l'imprudence, fautes techniques, mauvais équipement" et aucune à cause des chutes de pierres dans le couloir du Goûter.

Une réglementation pour la voie royale ?

Le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, demande à l'Etat de "prendre ses responsabilités" face à ces "sacrifices humains", dans un communiqué. "J’accuse l’Etat d’être le complice de ces accidents en refusant de mettre en place, sur la voie royale d’accès au Mont-Blanc par Saint-Gervais, une réglementation efficace et dissuasive pour éviter ces drames", écrit-il. 

Dans le détail, Jean-Marc Peillex demande :
  • Ceux qui n'ont ni le niveau, ni l'équipement, ni l'expérience devraient être empêchés de tenter cette ascension
  • Démontage des câbles de l'ascension de l'aiguille du Goûter
  • Mise en place de points de sécurité
  • Ecriture de règles pour l'ascension du Mont-Blanc
  • Sanctions en cas de non-respect
Enfin, il demande que les "secours abusifs" soient sanctionnés "par le paiement du coût réel aux auteurs", comme à Courmayeur, en Italie. Une demande qui risque de faire du bruit.

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