Pneus neige en hiver : une sénatrice de Haute-Savoie interpelle le gouvernement pour que la loi entre en vigueur

Photo d'illustration / © Celik ERKUL - Maxppp
Photo d'illustration / © Celik ERKUL - Maxppp

Des pneus neige obligatoires en montagne chaque hiver, la mesure prévue par la loi montagne de 2016 n'est toujours pas appliquée faute de décret d'application. La sénatrice de Haute-Savoie Sylviane Noël réclame au ministre de l'Intérieur qu'il signe ce décret.

Par Yann Gonon

Alors que les premières neiges ont fait leur retour dans les Alpes, la sénatrice Les Républicains de Haute-Savoie Sylviane Noël interpelle le ministre de l'Intérieur. Ce lundi 2 décembre 2019, l'élue réclame que soit enfin signé le décret d'application qui oblige les usagers de la route à s'équiper de pneus neige pendant l'hiver.

Si la loi "Montagne II" du 28 décembre 2016 prévoit bien l'obligation pour les voitures, comme pour les autocars et les poids-lourds, de s'équiper en pneus hiver entre le 1er novembre et le 31 mars, le décret d'application n'a jamais été signé. Résultat, toujours pas d'obligation et le risque que tout dérape en cas de chutes de neige conséquentes sur les routes. Sur les réseaux sociaux, les rumeurs étaient allées bon train il y a quelques mois. De nombreuses publications, très largement relayées, évoquaient ainsi des pneus obligatoires dans 48 départements à partir du 1er novembre.
 

Sylviane Noël dénonce l'absence d'obligation : "à la moindre chute de neige, il n’est plus acceptable de voir nos routes paralysées par des usagers sans équipement. De la même manière que l’on se protège d’une crème solaire pour aller à la mer, il est indispensable que les usagers s’équipent pour rouler sur la neige en montagne l’hiver" écrit-elle dans un communiqué daté de ce lundi 2 décembre. 
 

La sénatrice Les Républicains indique être "intervenue auprès du Ministre de l’Intérieur, afin qu’il signe au plus vite ce décret qui vise avant tout, rappelle-t-elle, à ce que l’Etat garantisse la sécurité de tous sur la route par tous temps".

Toutes les communes des 48 départements en question ne devraient en outre pas forcément être concernées par les mesures : c'est aux préfets d'établir la liste précise des communes qui le sont pour chaque département, précisait la Sécurité routière en septembre dernier.
 

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