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S.T. Dupont à Faverges, une usine occupée par les salariés jour et nuit

Depuis le mercredi 19 février, le personnel de S.T.Dupont occupe le site de Faverges, jour et nuit. Une bonne partie des 250 salariés haut-savoyards du fabricant de stylos et de briquets de luxe ne veulent pas perdre leurs acquis sociaux, et bloquent l'usine. 

Par Céline Aubert

Dans le restaurant de l'usine, chaque matin le petit-déjeuner est servi, brioche et café chaud. Il faut dire que beaucoup de salariés dorment sur place, certains entre deux étages, sur un fin matelas. C'est dire leur détermination. La plupart dénonce la suppression de leurs acquis sociaux.

"La direction veut délocaliser les ateliers", explique Tanguy Devaux, un élu CFDT. "Ils veulent aussi enlever l'argent de leur mutuelle aux retraités. Les décisions sont prises, et il n'y a jamais de dialogue social." 

Reportage Ariane Combes-Savary, Christian Mathieu
Conflit social chez ST Dupont à Faverges
Lieu de tournage : Faverges,74. Intervenants : Tanguy Devaux, élu CFDT; Daniel Rohi, délégué syndical CGT; Olivier Cisel, directeur St Dupont Faverges

Ce qui a mis le feu aux poudres chez le fabricant de briquets et de stylos de luxe, c'est l'annonce de la suppression du restaurant d'entreprise et la mise en place d'horaires fixes. "Cela fait près de 40 ans que nos horaires sont souples et que le vendredi après-midi est chômé", s'insurgent les salariés, pour qui ces changements sont inconcevables. 

La direction dément toute rumeur de délocalisation. Elle précise même que ces réformes ont pour but de conserver le centre industriel à Faverges, malgré les difficultés financières. "L'an dernier, nous avons perdu deux millions d'euros", précise le directeur du site, Olivier Cisel. "Nous devons faire face à une baisse de la consommation et des ventes, une diminution permanente de la charge de travail. Nous devons faire des économies". 

Hier les négociations se sont poursuivis jusque tard dans la soirée, sous la houlette du préfet de Haute-Savoie. De part et d'autre on souhaite sortir de la crise au plus vite.

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