Cet article date de plus de 7 ans

Tuerie de Chevaline: ouverture prochaine d'une enquête pour violation du secret de l'instruction

Le parquet d'Annecy a annoncé qu'il va ouvrir la semaine prochaine une enquête pour violation et recel de violation du secret de l'instruction après la diffusion par BFMTV de photos montrant la scène de crime de la tuerie de Chevaline.
© AFP
L'enquête sera ouverte la semaine prochaine et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) sera notamment saisie, a précisé le procureur d'Annecy, Eric Maillaud.
Une plainte avait été déposée début mars par les avocats de la famille de Sylvain Mollier, le cycliste français tué au cours de ce quadruple meurtre. Elle visait explicitement BFMTV ainsi que les médias ayant repris les photos de la scène du crime diffusées par la chaîne d'information en continu.

Un cliché, pris par un hélicoptère de la gendarmerie, montrait la BMW des victimes et le corps du cycliste gisant à terre, abattu de plusieurs balles. Un autre photo de la voiture était prise à hauteur d'homme.

Il y a à mon sens des lignes rouges à ne pas dépasser.


Dès le 19 février, le procureur avait annoncé l'ouverture d'une enquête et "l'étude de la possibilité de poursuites pénales" après la diffusion de ces images issues du dossier d'instruction. "Je crois que le mot déontologie existe toujours dans le dictionnaire. Il y a à mon sens des lignes rouges à ne pas dépasser", avait-il déclaré en dénonçant des attitudes "parfaitement scandaleuses".

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne, sa femme de 47 ans, et sa belle-mère de 74 ans, avaient été tués de plusieurs balles dans leur voiture, sur une petite route forestière proche de Chevaline (Haute-Savoie).

Sylvain Mollier, probable victime collatérale, avait également été abattu. L'une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous les jambes de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
tuerie de chevaline criminalité justice