• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

L'Isère change son choix et place Jean-Jack Queyranne en tête au 2d tour des élections régionales Auvergne-Rhône-Alpes

Ce dimanche 13 décembre, pour le second tour des élections régionales, le département de l'Isère a choisi le candidat de l'union de la gauche à hauteur de 40,15% des suffrages exprimés. Au premier tour, Christophe Boudot (FN) était en tête. Entre-temps, la participation a bondi de plus de 8 points. 

Par Franck Grassaud - Jordan Guéant et Vincent Habran

Dans un département qui a récemment élu un président de droite au Conseil départemental, mais dont la ville préfecture vote traditionnellement à gauche, le résultat du premier tour avait surpris. L'Isère avait placé le Front National en tête avec 27,67% des voix, devant la liste Les Républicains (26,21%) et celle du PS (25,39%). Si le vote frontiste est traditionnellement fort dans le nord du département, cette fois, le sud l'avait rejoint avec une vraie percée du FN sur le plateau matheysin notamment. C'était une première. 

 / © France 3 Alpes
/ © France 3 Alpes

Un retournement de situation 

Une semaine plus tard, c'est un peu le retournement de situation. La liste d'union de la gauche totalise 40,15% des suffrages contre 34,84% pour la liste de Laurent Wauquiez et 25,01% pour le FN. La mobilisation bien plus forte qu'au premier tour a eu ses effets. Ce dimanche, 57,47% des Isérois se sont rendus aux urnes, huit points de plus qu'au premier tour. L'autre conclusion, à l'échelle locale, c'est le très bon report des voix communistes et écologistes sur Jean-Jack Queyranne. 

Mais au-delà de ces résultats bruts, plusieurs enseignements méritent d'être soulignés. En préfecture, les socialistes avaient le sourire ce soir. Et pour cause... ils reconquièrent la place de première force politique du département. Avec, dans le détail, de jolies surprises. Plusieurs villes passées à droite lors des municipales de 2014 regagnent les rangs du PS. C'est notamment le cas à Roussillon (39,27% pour Queyranne, 33,91% pour Wauquiez) mais aussi à Voiron (41,25% pour le PS contre 40,77% pour LR) ou encore à Bourgoin-Jallieu (38,57% pour Queyranne contre 37,42% pour Wauquiez). N'en jetez plus, les ténors du PS avaient là de quoi digérer au moins un peu la défaite de Jean-Jack Queyranne au plan régional. 

 / © France 3 Alpes
/ © France 3 Alpes

La droite reléguée en deuxième position 

Pour les socialistes, ce succès demeure toutefois fragile. D'abord car les écarts constatés dans chacune des villes tests sont très faibles: 37 voix seulement à Voiron, 91 à Bourgoin-Jallieu et 151 à Roussillon. C'est finalement assez peu dans un département qui a longtemps fait figure de bastion de gauche.

Un succès à relativiser

Sur l'ensemble du département le PS arrive en tête mais avec seulement 40,15% des voix (contre 34,84 à Laurent Wauquiez), il enregistre un score nettement inférieur aux précédentes Régionales. En 2010, la liste de Jean-Jack Queyranne avait récolté 55,97% des voix. La différence est énorme: il manque plus de 25.000 voix au candidat PS.

Grenoble un fief de gauche

Alors, finalement, la seule vraie satisfaction du PS isérois pourrait venir de Grenoble... En ce deuxième tour des élections régionales, la ville est plus que jamais un fief de gauche. Avec 57,19% des voix, la liste de Jean-Jack Queyranne devance très nettement celle de Laurent Wauquiez (29,78%) et celle du FN Christophe Boudot (13,03%). Certes, le PS enregistre là aussi un recul par rapport à 2010, année où il avait totalisé plus de 64,5% des suffrages, mais ce repli est moins marqué qu'ailleurs. 

Réaction Eliane Giraud, tête de liste PS en Isère

Surtout, Grenoble confirme une tendance déjà aperçue au premier tour: le PS reprend la main dans la ville-préfecture qu'il avait perdu en 2014 au profit de l'écologiste Eric Piolle. Les socialistes ont su, ici, rassembler derrière eux et se poser en leaders naturels de la gauche. Dans les salons dorés de la préfecture, certains s'en réjouissaient en pensant déjà aux Municipales de 2020. Pas sûr, en revanche, que ces calculs à long terme les rapprochent de leurs électeurs perdus... 

Réaction de Michel Destot, député PS de l'Isère

 

A lire aussi

Sur le même sujet

Allier : grande première pour le festival Théâtres de Bourbon

Les + Lus