Climat. "Préserve ta montagne", une incitation à l’action positive

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Écrit par Jean-Marc Paillous

Toute cette semaine, les trois antennes de France 3 auvergne Rhône-Alpes vont mettre au cœur de leur programmation, dans leurs journaux, leurs magazines, leurs documentaires, la protection de la montagne et ses écosystèmes beaux mais fragiles. Un sujet d’actualité, une question majeure vue que deux tiers de la région se situe en zone montagne et que la région est à cheval sur les Alpes, le Massif central et le Jura.

Pollutions multiples, fonte accélérée des glaciers, chutes de pierre dangereuses, sur-fréquention des plus beaux sites, cours d’eau à sec, incendies sur des massifs jusqu’ici épargnés, forêts en danger... Cet été, la plupart de ceux qui ont arpenté les chemins du Massif central, des Alpes ou du Jura ont  pu s’apercevoir que les paysages qu’ils découvraient ou appréciaient évoluaient.  Qu’ils étaient menacés et qu’ils perdaient peu à peu de leurs charmes et de leurs attraits.

Leur terrain de jeux est devenu un terrain d’enjeux.  Un espace qu’il convient de protéger. Bon nombre de Rhône-Alpins ou d’Auvergnats ont conscience de ces changements. La question pour eux n’est plus de savoir si oui ou non il y a changement. Il suffit juste de comparer une photo de la Mer de glace à Chamonix du glacier de la Meije en ou de Tignes aujourd’hui et il y a 30 ans. Mais que faire ? Réglementer ? Interdire ? Inciter ? Contraindre ? Donner de bons exemples ? Ou baisser les bras devant le défi ?

Prévenir et protéger la faune, la flore, les eaux et les paysages

Pour Olivier Greber, le président de la compagnie des guides, qui est toujours prêt à prendre de la hauteur, la réponse est évidente. "Il suffit de reprendre les mots de Gérard Devouassoux", qui a créé en 1972 l’Office de Haute Montagne, après une année particulière dramatique  où l’on avait recensé 45 morts à Chamonix, 4 disparus et 85 blessés.

Il ne faut pas réprimer, ni créer aucune espèce d’obligation. Au contraire. Il faut renseigner pour prévenir, mettre les connaissances des professionnels au service des sans guides. Effectivement, pour préserver la montagne il faut la connaître.

Gérard Devouassoux

Selon lui, comme pour le maire de Chamonix, Eric Fournier, ces propos tenus il y a cinquante ans sont toujours d’actualité, les massifs doivent rester des espaces de liberté. Invité dans "L’info en +" animé par Maxime Van Oudendycke, le président de la plus vieille compagnie de guides au monde, convient que mieux vaut responsabiliser, sensibiliser, éduquer qu’interdire. Des petites inattentions peuvent paraître banales sauf qu’elles sont multipliées par cent ou mille, le préjudice peut être important.

"En moyenne montagne, il est important de respecter les sentiers" explique Olivier Greber. "On peut avoir l’impression que l’on peut sortir du sentier et couper un lacet mais lorsqu’un grand nombre de personnes coupent ce lacet, cela peut provoquer des ravinements et donc détériorer une partie de la montagne. Lorsqu’une personne cueille une fleur, ce n’est pas très grave, quand mille personnes effectivement coupent une fleur, cela peut avoir un impact…. La montagne cela s’apprend. Il y certaines choses à respecter, en haute montagne on est plus souvent enclin à faire appel à un professionnel ou à s’informer car c’est un milieu plus complexe à aborder, la moyenne montagne on se dit qu’il suffit de mettre un pied devant l’autre et que cela va aller, par contre selon certains endroits, on peut dire qu’un professionnel va vous apporter à la fois la sécurité et l’apprentissage de code et également la découverte du milieu dans lequel vous évoluez…" Certaines négligences peuvent avoir des répercussions à long terme.

A titre d’information, un mégot peut mettre entre 10 et 12 ans pour disparaître, une canette entre 10 et 30 ans et un bout de plastique entre 100 et 1000 ans.

Promouvoir des pratiques écoresponsables

"La maison brûle". Nul ne pourra changer les choses seul. Mais si, comme un colibri, tout le monde apporte une petite goutte, qui sait si l’incendie ne peut être contenu.

France 3 Auvergne Rhône-Alpes prend sa part.  Elle s’engage à son échelle : en accompagnant le mouvement de la transition écologique, en offrant de la visibilité à ses acteurs, en alertant, en éduquant, en fédérant autour d’une marque "Protège ta montagne".

Cette semaine, pour bien montrer que l’entreprise a vocation à être un acteur majeur dans ce mouvement, les trois antennes France 3 Alpes, France 3 Auvergne, France 3 Rhône Alpes se mettent toutes au vert, à l’unisson, pour signifier qu’il s’agit d’une volonté durable. 

Du 27 septembre au 2 octobre, France 3 Auvergne Rhône-Alpes propose des enquêtes pour mettre en lumière la nécessité d’un changement d’habitudes voire de mentalité avec mercredi à 23 heures 15 un "Enquêtes de région" spécial, des reportages dans les journaux télévisés pour annoncer des événements ou rendre compte d’actions intéressantes, un débat avec un "Dimanche en politique" de 52 minutes avec des acteurs et penseurs engagés dimanche à 11 heures, des magazines comme "Chroniques d’en haut" dimanche à 12 heures 50 pour souligner la beauté et la fragilité des territoires de montagne, des émissions pour décrypter des solutions innovantes comme "L’info en +" mardi et vendredi à 13 heures  30 , des rencontres édifiantes et inspirantes avec son talk-show du matin "Vous êtes formidables" ainsi que des documentaires pour donner à voir, émerveiller et donner envie de s’investir dont un très original sur l’eau et les torrents intitulé "L’or bleu des Alpes" jeudi à 22 heures 50.

L’idée est d’opposer au pessimisme de la raison l’optimisme de la volonté. Et d’être résolument positif en donnant à voir des espaces de rêve, en invitant à aimer leur splendeur et susciter le désir de les protéger afin de continuer de profiter de ces écosystèmes uniques et fragiles. Le sourire, l’enthousiasme, la curiosité sont les meilleures des "Terre happy".

Un discours positif, constructif

Le souhait de "Préserve ta montagne" n’est pas d’être donneur de leçon, de culpabiliser, d’opposer ou de s’opposer mais d’encourager, d’inciter à l’action, de soutenir ceux qui entreprennent.

Pour donner de l’espérance, des pistes d’action, quoi de mieux que de  mettre en avant des personnes porteuses de solutions, de projets innovants et inspirants et des réalisations réalistes compatibles avec la vie et le développement des vallées.

Qui d’autre que France 3 Auvergne Rhône-Alpes, média de proximité par excellence, pour parler de la vie et de l’avenir de la montagne ? Son ancrage, sa connaissance de ces enjeux écologiques, sportifs, économiques, touristiques, culturels ou politiques, son sens du récit et de la mise en image lui permettent de valoriser des personnalités aux comportements exemplaires et des projets dont l’impact est probant, l’efficacité avérée.

67 % de la superficie de la région Auvergne Rhône-Alpes se situe en zone montagne

46 600 kilomètres carrés, soit plus de deux tiers de la superficie de cette grande région sont situées en zone montagne soit 2, 8 millions de personnes y résident. Sur le territoire métropolitain, c’est bien plus que Provence-Alpes-Côte d’Azur (57 %) ou l’Occitanie (45 %). 2 530 communes sont classées "montagne", au sens des réglementations européennes et nationales, définies selon des critères d’altitude et de pente. Le secteur des sports et loisirs, qui regroupe essentiellement les remontées mécaniques, la location d’articles de sport et l’enseignement sportif, génère à lui seul plus du tiers de la richesse de ces zones. Plusieurs dizaines de milliers de personnes vivent directement du tourisme en stations.

Il est légitime que la question de leur devenir soit abordée au vu des menaces qui pèsent sur l’environnement  et de la crise de l’énergie. Et il est tout aussi évident qu’une place de choix soit faite à ceux qui vivent et font vivre ces territoires et ceux qui portent des pratiques plus écoresponsables.

Une politique France télévisions

Au-delà de cette semaine, c’est toute une chaine qui a décidé de se saisir de cette question à bras le corps. Et de la mettre au cœur de ses pratiques et au cœur de ses contenus. En étant en cohérence avec cet affichage, avec humilité mais détermination.

A l’image du groupe du groupe France Télévisions qui a annoncé cette semaine la limitation des températures en été comme en hiver, dans les bureaux comme sur les plateaux, l’extinction lumineuse de tous les bâtiments du groupe dès 21 heures 30 et le remplacement des équipements trop énergivores. Une "équipe climat" a été chargée au niveau national d’accélérer la production de contenus pour les placer au cœur de l’ensemble des éditions d’information, des formations aux enjeux climatiques sont proposées à ses journalistes et une importance croissance sera accordée à cette thématique notamment dans le 13 heures de France 2.

Le mouvement est lancé : France 3 Auvergne Rhône Alpes, c’est là où cela se passe. Vu son positionnement, plus que jamais, la réflexion sur la protection de la montagne et sur son avenir passe par ses antennes.

Mardi 27 septembre à 18.30 Le 18.30, l'info en plus sera consacrée aux bons gestes en montagne



Mercredi 28 septembre à 23.15 : Enquêtes de région consacré à l’impact du réchauffement climatique qui pousse certains guides à revoir leur pratique en Savoie et Haute-Savoie. 



Jeudi 29 septembre à 22.50La France en Vrai - Le documentaire L'or bleu des Alpes 

Vendredi 30 septembre à 18.30 : Le 18.30, l'info en plus sera consacrée à la fonte des glaciers



Dimanche 2 octobre à 11.00 : Dimanche en politique(52') avec des spécialistes et des acteurs de terrain pour évoquer différentes pistes pour faire face aux changements climatiques, nous adapter et tenter de les enrayer



Dimanche 2 octobre à 12.50 : Chroniques d'en HautLaurent Guillaume part à la découverte du Pilat, de ses habitants, de ses paysages extraordinaires.

Et bien sûr, les éditions d'information 12/13 et 19/20 déclineront sous plusieurs formes et plusieurs angles les conséquences, les enjeux et défis à relever.

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