Coronavirus et violences conjugales : quelles sont les associations à joindre en Isère ?

C’est un aspect dramatique du confinement. Le nombre de femmes victimes de violences conjugales est en nette augmentation. Comment réagir, quelles aides aux femmes battues, plusieurs associations se mobilisent en Isère. On vous dit tout dans cet article.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Pierre HECKLER - Maxppp.
D’après la Maison pour l’Egalité Hommes-Femmes, basée à Grenoble, les forces de l’ordre ont constaté une augmentation de plus de 30% de leurs interventions relatives aux violences conjugales depuis le début du confinement. Plusieurs associations se mobilisent dans l'agglomération de Grenoble et dans tout le département de l'Isère.

Une liste d'associations est relayée par la Métro de Grenoble. « Le confinement n’autorise pas à dévaloriser, insulter, frapper ou encore imposer des rapports sexuels. Et parce qu’il peut être difficile d’appeler lorsqu’on est confiné avec son agresseur, il importe de rappeler que le 114 permet désormais d’alerter par SMS » souligne Christophe Ferrari, Président de Grenoble-Alpes Métropole.
   

Les enfants aussi


Selon la référente départementale en Isère de l’association SOS Femmes-Rialto, cette situation concerne tous les milieux sociaux, mais touche surtout les personnes vulnérables. « La promiscuité, l’exigüité du logement et l’absence de ressources économiques de la femme favorisent le passage à l’acte », estime Saïda Yaya. Et dans cette situation de confinement, il ne faut pas oublier les enfants qui sont témoins des violences, et s’interposent parfois. Ils sont alors, eux-mêmes, victimes de violences physiques ou psychologiques. "Certains enfants vivent un calvaire actuellement".

C’est ce que relève aussi l’association Solidarité Femme Miléna, qui dépend de la fondation Georges Boissel. Selon sa directrice, Alice Santin-Janin, « depuis le début du confinement, les enfants n’ont plus de respiration avec l’école et sont les témoins et parfois les victimes de ces violences ». L’association reçoit tous les jours cinq à six nouvelles demandes d’aide pressantes de la part de femmes en détresse. « Actuellement, on ne peut plus temporiser comme en temps normal. Il faut trouver une solution dans l’urgence ».
 

Une justice rapide


Fort heureusement, les associations iséroises notent la grande réactivité de la Justice dans ce domaine. « On voit une implication des Parquets sur tout le ressort du Tribunal de grande instance de Grenoble", affirme Saïda Yaya. Dès qu’il est sollicité pour des situations de danger imminent, le Parquet de Grenoble diligente des moyens de police et de justice. "Je pense par exemple au cas récent de deux femmes en grand danger avec 7 enfants. L’éviction du conjoint violent a été rapidement ordonnée, avec interdiction d’approcher la mère de famille qui a pu rester dans son logement. On sent, là, une véritable volonté du nouveau procureur de la république de Grenoble, Eric Vaillant ».

Les associations départementales se sont coordonnées pour faire face à la situation, et ont reçu le renfort des collectivités locales avec l’ouverture de places d’hébergements. Une trentaine de places en hôtels ont été ouvertes sur Grenoble par les services de l’Etat à destination des femmes victimes de violences. Le CCAS de Grenoble, aidé de la Région, a lui ouvert une dizaine de places jusqu’à la fin de la trêve hivernale, le 31 mai prochain.

 

Quelles associations dans l'agglomératoin de Grenoble ? 

 04 76 40 50 10 / 9h-12h30 et 13h30-17h.
Des entretiens avec des psychologues, travailleur-ses sociaux et infirmier-es peuvent être proposés par téléphone.
 04 76 70 02 05 / 9h-12h et 14h-17h.
 09 52 12 76 97 / 9h-17h, du lundi au vendredi.
Les conseillères, médecins et sages-femmes du Planning familial se relaient pour assurer une ligne d’écoute : IVG, contraception, sexualités, violences, discriminations, etc.

Le Planning familial a également créé un tchat en ligne sur Facebook : facebook.com/VictimesViolencesConfinement.
 04 76 46 27 37.
 Pour les personnes en situation de prostitution, des permanences téléphoniques sont assurées par :
Amicale du Nid : 04 76 43 01 66.
Althéa : 04 76 43 14 06.
 

Les associations ailleurs en Isère

 Informer les femmes victimes de violences.
Du lundi au vendredi, de 10h à 13h.
Contact : 04 78 39 32 25 - lyon.contact@cidffrhone.fr
 Contact : 04 74 19 24 30 - isis.nordisere@orange.fr
 Accompagnement juridique : 04 74 53 20 92.
 
Entretiens juridiques et psychologiques.
Contact : 04 74 53 58 13 - contact@fv38apress.fr


Rappel des numéros d’appel nationaux

En cas d’urgence, appeler le 17.
3919 : femmes victimes de violences (accueil du lundi au samedi de 9h à 19h).
119 : enfants victimes de violences (accueil 24/24h et 7/7j).

Et en cas de difficulté ou d’impossibilité de passer un appel, par SMS au 114 ou sur la plateforme de signalement en ligne www.arretonslesviolences.gouv.fr. Un dispositif est également mis en place dans toutes les pharmacies pour que les victimes de violences puissent s’y faire connaître et être aidées.
 
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