Grenoble : La Fabrique Opéra adapte la célèbre comédie musicale « Cabaret »

Publié le Mis à jour le
Écrit par Rosine Billioud .

Du 1er au 3 avril, La Fabrique Opéra présentera au Summum de Grenoble son nouveau spectacle « Cabaret », mis en scène par Philippe Arlaud, et rassemblant pas moins de 80 artistes dont 7 solistes.

Vivez le Festival Interceltique : Le Festival Interceltique de Lorient 2022

Après deux années sans avoir pu se produire pour cause de Covid, la Fabrique Opéra revient en 2022 avec un nouveau spectacle, et pas des moindres puisqu’il s’agit de l’un des plus grands classiques de Broadway : Cabaret.

Créée à Grenoble en 2006 par le chef d’orchestre Patrick Souillot, La Fabrique Opéra poursuit son projet de rendre le spectacle lyrique accessible à tous. Toujours fidèle à cette volonté, elle a choisi de mettre en scène cette fois-ci, non pas un opéra, mais une comédie musicale.

En effet, pour Patrick Souillot, « il est important de promouvoir l’art lyrique sous toutes ses formes. Par ailleurs, cette forme plus moderne, est aussi un moyen d’attirer un nouveau public, d’autant que les musiques de Cabaret ne sont pas inconnues du grand public. »

Une ode à la liberté

Créée à Broadway en 1966, Cabaret nous plonge dans l’univers du Kit Kat Club au cœur du Berlin des années 30, à une époque où règne la plus grande liberté et où tout est permis.

C’est dans cette ambiance débridée et extravagante que le jeune écrivain américain, Cliff Bradshaw, débarque et tombe sous le charme de Sally Bowles, reine du cabaret et connue dans le tout Berlin. Mais malgré cette légèreté affichée, la montée du nazisme va peu à peu s’infiltrer dans ce lieu pourtant en apparence protégé.

Une pièce au final bien plus complexe qu’il n’y paraît. Ainsi comme nous l’explique Philippe Arlaud, metteur en scène : « Cette œuvre est le fruit de nombreuses métamorphoses, construite comme une sorte de puzzle mystérieux, qui nous fait pénétrer ces zones plus obscures où cohabitent l’ambiguïté sexuelle, la corruption et la décadence putride de la bourgeoisie berlinoise et d’une Allemagne assiégée peu à peu par le nazisme, vue à travers la lorgnette un peu scabreuse d’un club provocant. Effrayant et efficace. »

Mais c’est aussi une œuvre qui résonne dans le contexte actuel, puisque « Cabaret nous interroge sur la liberté, celle qu’on nous laisse ou celle qu’on prend pour remettre en question le système », poursuit Philippe Arlaud.

Un spectacle coopératif

Comme à chaque fois, ce spectacle est le résultat d’une collaboration entre professionnels et amateurs, faisant appel à des élèves de différents établissements d’enseignement techniques et professionnels de la région de Grenoble. C’est notamment le lycée André Argouges qui a été choisi pour travailler sur les costumes.

Un casting a été lancé pour les sept rôles principaux qui seront incarnés par des solistes professionnels mais les danseurs et le chœur ont été sélectionnés parmi des amateurs. Les premiers essayages ont déjà eu lieu et les dernières répétitions se poursuivent dans les locaux d’Alpes Isère Habitat. Il est encore difficile de se projeter dans un Cabaret berlinois des années 30 mais l’enthousiasme des artistes laisse présager un très beau spectacle.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de La Fabrique Opéra de Grenoble.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer des newsletters. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas des e-mails. Notre politique de confidentialité