Grenoble : six personnes en garde à vue, 2 ans après la disparition du “parrain” Robert Maldera

Robert Maldera / © France 3 Alpes
Robert Maldera / © France 3 Alpes

Le 26 septembre 2015, Robert Maldera quittait son domicile avant de disparaître. Il avait régné presque en maître sur Grenoble dans les anneés 80.

Par Quentin Vasseur avec AFP

Six personnes ont été placées en garde à vue mardi 5 décembre dans le cadre de l'enquête sur la disparition il y a plus de deux ans de Robert Maldera, figure du milieu italo-grenoblois des années 1980.

Parmi elles se trouvent notamment deux hommes qui avaient déjà été arrêtés en avril 2016. Relâchés à l'époque à la fin de leur garde à vue. ils sont "toujours considérés comme les principaux suspects dans cette affaire".


Cette nouvelle série d'interpellations, menée par l'antenne grenobloise de la police judiciaire de Lyon, s'est déroulée dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour "meurtre en bande organisée et association de malfaiteurs".

"Il pazzo"

Le 26 septembre 2015, Robert Maldera, 55 ans, avait quitté son domicile dans la banlieue huppée de Grenoble pour un rendez-vous avec un artisan, patron d'une entreprise de rénovation située à Saint-Martin-d'Hères.

Il n'a jamais été revu depuis et n'a donné aucun signe de vie, qu'il s'agisse de retrait bancaire ou d'appel téléphonique. Sa voiture a été retrouvée deux mois plus tard sur un parking de Saint-Martin-d'Hères.

Surnommé "il pazzo" (le fou), Robert Maldera était considéré dans les années 80 comme l'un des "parrains" du milieu italo-grenoblois qui a longtemps régné en maître sur la ville.

Il s'était coupé son auriculaire


Mais il n'avait plus défrayé la chronique depuis dix ans. Écroué en décembre 2004 aux côtés de son frère Jean-Pierre dans une affaire liée au grand banditisme (association de malfaiteurs, blanchiment d'argent, extorsion de fonds, proxénétisme en bande organisée, etc.), il avait été libéré au printemps 2005 sur un vice de forme qui avait conduit à l'annulation de l'ensemble de la procédure.

Mais c'est surtout dans les années 80 que l'homme avait fait parler de lui. Détenu à la prison de Bourgoin-Jallieu, il s'était coupé l'auriculaire de la main droite en juin 1984 avant de l'envoyer au juge d'instruction pour faire libérér sa compagne, une prostituée de 22 ans.

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