“Hibakusha”, les dessins des survivants d'Hiroshima au Musée de la Résistance de Grenoble

Yamada Sumako, Vu de quelques kilomètres, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima
Yamada Sumako, Vu de quelques kilomètres, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima

Le Musée de la Résistance de Grenoble expose "Hibakusha", des dessins précieux et fragiles, témoignages rarissimes du bombardement atomique d'Hiroshima et Nagasaki en 1945. 

Par Jean-Christophe Pain

 
Akiyama Kazuo, Avec ses deux enfants, 1975. / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima
Akiyama Kazuo, Avec ses deux enfants, 1975. / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima

Dans le cadre de l'Année du Japon en Isère,  le Musée de la Résistance de Grenoble présente "Hibakusha", les dessins des survivants aux bombardements d' Hiroshima et Nagasaki.
 
Les 6 et 9 août 1945, deux bombes atomiques américaines ravagent les villes d'Hiroshima et Nagasaki. Pour obtenir la reddition de l'armée japonaise. Un drame controversé aux Etats-Unis. 
 
Yamada Sumako, Vu de quelques kilomètres, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima
Yamada Sumako, Vu de quelques kilomètres, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima

Les témoignages photographiques de cet évènement qui a fait des dizaines de milliers de morts sont très rares. En 1974, un survivant prend le crayon pour exprimer ce qu'il a vécu à Hiroshima. Puis le chaîne de télévision nippone NHK lance un appel à témoins : elle reçoit plus de 3 600 dessins qui libèrent souvenirs et paroles. 
 
Takashiba Harue, Prière pour les âmes des morts, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima
Takashiba Harue, Prière pour les âmes des morts, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima

Ces dessins des "Hibakusha", les "survivants" en japonais, sont devenus symboles de paix, précieux et fragiles, exposés jusqu'en octobre au Musée de la Résistance de Grenoble. Autour de l'expo, des ateliers, conférences, pour que jamais plus ce genre de drame ne se reproduise !
 
Miura Shizuko, Soeur ! Est-ce que je vais m’en tirer ?, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima
Miura Shizuko, Soeur ! Est-ce que je vais m’en tirer ?, 1974 / © © Musée Mémorial pour la Paix à Hiroshima




 

 

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