Isère : une manifestation pour s'opposer au projet immobilier dans les jardins partagés de Saint-Martin-le-Vinoux

Près de cinquante personnes se sont retrouvées, ce lundi 12 octobre, devant la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux (Isère) pour s'opposer à un projet immobilier sur les jardins partagés de la Buisserate. 
La manifestation s'est tenue, ce lundi 12 octobre, devant la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, où s'est tenu un conseil municipal.
La manifestation s'est tenue, ce lundi 12 octobre, devant la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, où s'est tenu un conseil municipal. © Franck Ceroni/France 3 Alpes
Quelques affiches ont été accrochées, en fin d'après-midi, sur le parapet de la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux, en Isère. "Pas besoin de l'aval de la mairie, jardins partout", était notamment marqué par les manifestants. Ils étaient une cinquantaine à s'être donnés rendez-vous, ce lundi 12 octobre en fin d'après-midi, devant le bâtiment. Ils ont répondu à l'appel d'associations et entendent protester contre un projet immobilier qui doit voir le jour en lieu et place d'actuels jardins partagés.

Ce projet prévoit la construction d'immeubles sur l'actuel jardin de la Buisserate, dont les 5 000m2 seraient considérablement réduits. Quatre immeubles avec 90 appartements, dont des logements sociaux, doivent y sortir de terre.
 
Le maire de la ville, Sylvain Laval (DVG), avait tenu à rassurer : "Il y aura des jardins partagés, pas sur la même surface évidemment mais il y aura des jardins partagés, ouverts aux habitants, ainsi que des espaces verts, nous y sommes très sensibles."

Ce lundi, les manifestants se sont déplacés devant sa mairie, où se tenait un conseil municipal à huis clos.

Un projet contesté depuis des mois

La construction de ces logements sur ces terres avait déjà posé problème, en septembre dernier. Six personnes avaient été arrêtées sur le site SNCF de Saint-Martin-le-Vinoux dans la nuit du 4 au 5 septembre dernier. Elles ont expliqué faire du repérage des jardins situés en face du site SNCF dans le but d'y implanter une ZAD.

Âgés de 21 à 29 ans, les individus ont finalement été mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de commettre des dégradations et tentative d’installation en réunion sur le terrain d’autrui".
 
Depuis plusieurs semaines, des journées de mobilisation sont organisées tous les dimanches sur place. Les appels, lancés sur la page Facebook "Les jardins de la Buisserate", militent pour la préservation des terrains "tels qu'ils sont"
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