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Rouge Direct souhaite une sortie « par le haut » après la polémique sur la banderole jugée homophobe des Ultras du GF38

© Ludovic Maillard / MAXPPP
© Ludovic Maillard / MAXPPP

Le collectif Rouge Direct, qui lutte contre l'homophobie dans le sport, espère une « sortie par le haut » de la polémique qui l'oppose depuis deux semaines à des supporters ultras des clubs de football de Grenoble et de Lens (L2), a déclaré vendredi un de ses porte-parole à l'AFP.

Par MN avec AFP

Le collectif, constitué d'anciens membres du Paris Foot Gay, avait relayé une vidéo montrant le « capo » (celui qui anime les tribunes au micro) de Lens hurler « Oh VA bande de pédés ! » à l'adresse de Valenciennes le 12 avril 2019, insultes largement reprises dans la tribune Marek, siège du groupe de supporters Red Tigers.

Cette publicité a contribué à l'ouverture d'une enquête judiciaire par le parquet de Béthune et un examen par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).

Or samedi 20 avril 2019, Lens jouant à Grenoble, les ultras grenoblois, les Red Kaos, ont déployé deux banderoles énonçant « l'homophobie est un fléau qui mérite mieux que des polémiques honteuses », et à l'adresse des Red Tigers : « RT d'ailleurs : bon anniv' les PD ».
 

Les Red Kaos ont publié jeudi sur Twitter un communiqué confirmant qu'il s'agissait d'une « banderole de soutien » aux Red Tigers qui fêtent leurs 25 ans, « volontairement provocatrice et satirique » afin de « pointer du doigt ces accusations infondées ».

Dénonçant des « collectifs (...) surfant sur la vague du buzz médiatique et du jugement hâtif », les Red Kaos affirment s'être toujours positionnés « contre les personnes homophobes et les actes d'homophobie » et appellent « à la raison ».

Le porte-parole de Rouge Direct Julien Pontes a « déploré cette façon de ne pas se remettre en question » et jugé que ce communiqué de solidarité était « une erreur ».

Néanmoins, a-t-il assuré, « on veut sortir de cela par le haut et par la compréhension mutuelle, le dialogue ».

« Il y a des conservatismes, un retard, et nous souhaitons que ce retard soit rattrapé, ensemble », a-t-il ajouté. « Arrêter de dire +pédés+ pour déstabiliser l'adversaire... ce n'est pas une restriction insoutenable de la liberté d'expression, on peut trouver d'autres expressions pour chambrer ».

M. Pontes s'est réjoui que le RC Lens ait contacté le collectif. Celui-ci souhaiterait aller s'exprimer à Lens le 17 mai prochain, journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, à l'occasion du match contre Orléans.

Il a déploré en revanche que ni le maire écologiste de Grenoble Éric Piolle, ni le GF38 n'aient encore réagi à la banderole des Red Kaos.

 

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