Taxe d'habitation. Quant l'Etat "dénonce" les communes, une "méthode de voyous" pour le maire de Sassenage, en Isère

Le maire de Sassenage, en Isère, ne décolère pas après la publication par l'Etat de la liste des communes qui augmentent la taxe d'habitation. Christian Coigné dénonce une "méthode de voyous". Il explique que les impôts n'ont pas augmenté pendant 13 ans dans sa ville.

Christian Coigné, le maire UDI de Sassenage.
Christian Coigné, le maire UDI de Sassenage. © France 3 Alpes.
La décision de Bercy de publier la liste des communes où la taxe d'habitation augmente fait des remous chez les maires de nombreuses communes. A Sassenage, Christian Coigné, maire UDI, dénonce une "méthode de voyous, peu glorieuse".

Mais pourquoi la taxe d'habitation augmente-t-elle pour certains alors qu'Emmanuel Macron avait promis une baisse de l'impôt ? La faute aux maires, explique Bercy qui publie, ce vendredi 12 octobre 2018, la liste des communes qui ont choisi d'augmenter leurs taux, parfois fortement. Une liste qui passe mal auprès des élus et notamment auprès du maire de Sassenage, ville de 10 000 habitants située dans l'agglomération de Grenoble.

Dans un communiqué, Christian Coigné, Maire UDI de la ville, dénonce une "méthode de voyous". "C'est tellement facile de se contenter de faire des listes sans expliquer, sans mettre ni en contexte, ni en perspective", écrit-il.

A Sassenage, la taxe d'habitation va augmenter de 11,98 %, la 4e hausse plus importante pour une ville de plus de 10 000 habitants.
 
Christian Coigné admet une augmentation mais rappelle que le taux de la taxe foncière a été gelé en 2005 et que la taxe d'habitation a baissé en 2007, soit "Treize ans sans augmentation d'impôts".

Pour le maire de Sassenage, la hausse de cette année se justifie en raison du "racket auquel (l'Etat) nous soumet". Et d'aller jusqu'à détourner le nom du parti présidentiel : "En Marche... ou crève".

En marge d'un déplacement dans le Puy-de-Dôme, le Premier ministre Edouard Philippe a riposté : "Quand on prend des décisions, il faut les assumer. Quand je prends des décisions qui sont impopulaires, je les assume. Eh bien les maires qui ont pris la décision probablement impopulaire d'augmenter les impôts l'assument également".


 
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