Une vingtaine de maires de gauche, dont Eric Piolle, réunis à Tours pour accélérer la transition écologique

Des maires de gauche se sont réunis à Tours ce mardi avec la volonté d'accélérer la transition écologique. Le maire de Grenoble, Eric Piolle, a fait part de leurs "exigences" vis-à-vis du gouvernement.
Eric Piolle à Grenoble, à la sortie d'un bureau de vote, lors du second tour des élections municipales le 28 juin.
Eric Piolle à Grenoble, à la sortie d'un bureau de vote, lors du second tour des élections municipales le 28 juin. © Franck Medan / MAXPPP
Une vingtaine de maires de gauche et écologistes étaient réunis à Tours (Indre-et-Loire) autour d'Anne Hidalgo et Eric Piolle, mardi 21 juillet. Les élus ont affiché leur détermination à accélérer la transition écologique face au "flou" entretenu, selon eux, par le gouvernement sur cette question.

Eric Piolle (EELV), fraîchement réélu à la mairie de Grenoble, souhaite former un "réseau" avec les maires présents à Tours et tous ceux qui pourraient le rejoindre. "Nous avons des besoins, des exigences à exprimer vis-à-vis du gouvernement pour permettre les transitions sur les territoires, dans les mairies, dans les métropoles sur la réhabilitation des logements, sur les mobilités, sur les investissements de transition, sur la 5G, sur la pub", a-t-il listé devant les journalistes.

"Nous sommes des décentralisateurs. Il faut qu'enfin, on sorte de cet archaïsme dans lequel notre pays est plongé depuis très longtemps, ce jacobinisme, ce colbertisme", qui fait que "tout se décide au niveau des ministères parisiens", a ajouté la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. Les maires devraient tenir une conférence de presse en début d'après-midi pour expliquer leur présence à Tours, une ville remportée le 28 juin par l'écologiste Emmanuel Denis.
 
"On est là dans des actions municipales parce que c'est ça qui change la vie quotidienne des habitants, a jugé M. Piolle. On s'occupe de logement, on s'occupe de mobilités, on s'occupe d'alimentation. Ce sont les trois postes de dépense des ménages, c'est aussi ce qui a un impact énorme sur les émissions de gaz à effet de serre, un impact fort sur la pollution."

 

"Montrer un chemin différent"


"On ne fera pas la transition écologique sans les territoires, sans les villes. On ne luttera pas contre les inégalités sans que cette échelle de gouvernance que sont les communes, ne soit totalement impliquée", a aussi prévenu Mme Hidalgo. Son entourage avait annoncé, après sa réélection, que "Paris en commun", la plateforme qui l'avait soutenue pendant sa campagne des municipales, allait devenir "une structure politique" dépassant les frontières de la capitale. "Cette rencontre est une séance de préfiguration de l'avenir", avait d'ailleurs affirmé, il y a quelques jours, le nouveau maire de Tours à La Nouvelle République.
 
"Il y a urgence sur le climat, sur la question des inégalités, sur la crise démocratique, a poursuivi Mme Hidalgo, on sera là pour porter les questions auxquelles le gouvernement n'est pas au rendez-vous : la question écologiste, la traduction de la convention citoyenne pour le climat. Nous allons ensemble pouvoir accélérer le processus et montrer un chemin différent de celui proposé" par le gouvernement.

Ceux qui parlaient de "start-up nation" à propos de la France, a repris Eric Piolle, en ironisant sur une formule employée au début de son quinquennat par Emmanuel Macron, "ratent à chaque fois l'envie exprimée par les Français, que ce soit à travers la Convention citoyenne sur le climat ou à travers les municipales, avec leur cap tout flou" sur la lutte contre le réchauffement climatique.

 
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