Isère : le centre de soins de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs monte en puissance pour désengorger les hôpitaux

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Écrit par M.D. avec Olivia Boisson

Le centre de soins non programmés de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs a élargi ses horaires d'ouverture depuis le début d'année pour désengorger les services d'urgence des hôpitaux. La patientèle est là et nombreuse.

Avec 70 patients par jour, le centre de soins non programmés de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs (Isère) ne désemplit pas. Ouvert il y a six mois, il est monté en puissance lundi 3 janvier avec des horaires d'ouverture plus larges.

"On reçoit les gens pour des pathologies pédiatriques et ORL, en ce moment il y en a beaucoup. Pour des cas de Covid-19, des sutures, de la petite traumatologie. On ne fait pas de renouvellement d'ordonnance, de suivi de maladie chronique ou de consultation complexe", résume Pierre Szymezak, médecin généraliste et urgentiste dans ce centre de soins.

Onze médecins se relaient dans ce centre sept jours sur sept. L'objectif est de désengorger les services d'urgences des hôpitaux les plus proches. Un besoin accru par la nouvelle vague de contamination au Covid-19 liée au variant Omicron.

"Il faut pouvoir faire en sorte que moins de patients aillent aux urgences. Si, sur les 70 ou 80 patients reçus ici chaque jour, la moitié n'ont pas besoin d'aller 'embouteiller' les urgences, ça permet aux autres patients d'être pris en charge et de laisser du temps aux soignants pour s'en occuper", explique Yannick Neuder, président de la communauté de communes Bièvre Isère.

Manque de médecins spécialistes

Quatre médecins sont installés dans cette commune de 3 300 habitants et tous sont déjà débordés. Pour le maire, Michel Veyron, ce projet était une évidence. "Cela marche bien puisque les personnes qui viennent ici ne pouvaient pas avoir de rendez-vous avec leur médecin traitant, ou n'en ont pas. A l'heure actuelle, c'est quand même compliqué", estime-t-il, désignant un local encore disponible dans le centre de soins.

Car il manque toujours de spécialistes sur le territoire. Les psychiatres, cardiologues ou encore gynécologues restent trop peu nombreux pour la patientèle locale. "Je suis très inquiet, notamment pour la prise en charge des femmes sur le dépistage du cancer, la prise en charge gynécologique. Il y a des sages-femmes, mais il faut qu'il y ait aussi des gynécologues. C'est un vrai sujet", complète Yannick Neuder.

En attendant d'accueillir de nouveaux spécialistes, le centre de soins non programmés est ouvert tous les jours, de 10 heures à 22 heures, sans rendez-vous.