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Neige. 3 ou 4 choses à savoir sur les avalanches avant de partir au ski pour les vacances de février

Un filet prévient du risque d'avalanche sur les pistes de Val d'Isère (Savoie), février 2019. / © Thomas Pontillon - Maxppp
Un filet prévient du risque d'avalanche sur les pistes de Val d'Isère (Savoie), février 2019. / © Thomas Pontillon - Maxppp

Combien de morts, quand surviennent les coulées de neige, quelles précautions ? Alors que s'annoncent les vacances de février, on vous dit tout sur les avalanches, le risque naturel le plus meurtrier dans l'Hexagone.

Par YG avec communiqué.

En France, une trentaine de personnes en moyenne meurent chaque année dans une avalanche selon les chiffres de l'ANENA, l'association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches. Quand se produisent-elles, quels risques et comment s'en prémunir ? A l'occasion des départs en vacances de février, la cour d'appel de Grenoble et l'Anena rappellent quelques chiffres et recommandations dans un communiqué.
 

Les chiffres clés


- Les avalanches sont le risque naturel le plus meurtrier dans l’Hexagone. Chaque année, ce sont, en moyenne, 30 personnes qui décèdent suite à une avalanche, et plus de deux cents
qui se font emporter.

- 85% des accidents d’avalanche surviennent dans les trois jours qui suivent une chute de neige.

- 75% des accidents d’avalanche ont lieu par beau temps.

- Jusqu’à 18 minutes après l’ensevelissement, la personne emportée par une avalanche dispose de 91% de chance de survie, si elle n’a pas été mortellement blessée et à condition qu’elle reçoive rapidement les premiers soins. Entre 18 et 35 minutes d’ensevelissement, ce pourcentage tombe à 34%.


Les recommandations à suivre


Bien qu’extrêmement compétents, les secouristes professionnels arrivent bien souvent trop tard pour les victimes ensevelies. Seuls des secours immédiatement organisés par des personnes déjà sur place, rescapées ou témoins, garantissent le maximum de succès. Ils permettent d’agir dans les 15-20 premières minutes, lorsque, statistiquement, les chances de survie sont maximales.

L’ensemble DVA (pour Détecteur de Victime d’Avalanche)-sonde-pelle est actuellement le matériel le plus performant pour répondre aux deux exigences d’autonomie et d’intervention rapide. Cet équipement doit donc être systématique chaque fois que l’on sort en montagne enneigée hors des domaines sécurisés. Il est également conseillé de compléter ce dispositif avec le système de réflecteur Recco. Tous les membres d’un groupe doivent être équipés, formés et entrainés à leur utilisation.

- Il est nécessaire de s’informer et de préparer sa sortie en prenant notamment des renseignements auprès des professionnels et en ayant une lecture approfondie du Bulletin d’Estimation des Risques d’Avalanches, ou BERA, édité chaque jour par Météo-France. Il est également conseillé d’avertir ses proches de l’itinéraire privilégié pour sa sortie et d’indiquer un horaire approximatif de retour.

- Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner par un professionnel.

- Ne pas skier seul, mais en petit groupe.
 

Le risque 3 n’est pas un risque moyen


Le risque 3, qui fait référence à l’échelle des risques européenne étalonnant le risque d’avalanche entre 1 et 5, n’est pas un risque moyen. Il est qualifié de « marqué », et doit être entendu comme sa traduction anglaise : « considérable ». Sur les dix dernières années, 60% des accidents mortels (en ski de randonnée, raquettes, hors-piste et alpinisme) sont survenus par risque 3. Pour un skieur de randonnée, ou toute personne skiant en-dehors d’un domaine skiable sécurisé, le risque maximum est le risque 4. Le risque 5 étant synonyme de crues avalancheuses et de départs spontanés de très grandes avalanches, parfois d’ampleur exceptionnelle, y compris en terrain peu raide. Attention toutefois, le chiffre seul ne suffit pas.

Il est nécessaire de porter une attention toute particulière au BERA édité par Météo-France qui donne des précisions supplémentaires.
 

L’ANENA lance sa devise


L’ANENA lance sa devise : « Un par un, tous pour un ». Cette maxime fait référence au trop grand nombre d’emportés par une même avalanche. "Avant de s’engager, tant à la montée qu’à la descente, aillons tous cette devise en tête" plaide l'ANENA. Un par un dans la pente : car il est difficile d’éviter l’avalanche. Et, tous pour un car s’il n’y a qu’un seul emporté, l’ensemble des autres membres du groupe pourra porter secours à l’enseveli et augmentera de facto les chances de succès du sauvetage.

 

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