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Orages en Isère. Un arboriculteur sinistré lance un appel au secours, et... au financement participatif pour survivre

Ce devait être la première récolte "significative"de Damien Philibert / © DP
Ce devait être la première récolte "significative"de Damien Philibert / © DP

C'est un véritable appel au secours qu'il lance sur la plateforme de financement participatif Pot Commun. Damien Philibert, comme de nombreux exploitants de l'Isère, a subi de plein fouet la grêle le 15 juin, mais Installé depuis seulement 3 ans, tout son avenir reposait sur cette 1ère vraie récolte

Par I.G

"J'ai longuement hésité avant de m'inscrire au financement participatif, mais après avoir retourné le problème en tous sens, j'ai décidé de ne me couper d'aucune solution(...) Je ne suis pas le seul agriculteur à avoir été impacté par cette catastophe naturelle, loin de là ; Comme la plupart, je n'étais pas assuré contre la grêle pour les récoltes, mais la spécificité de ma situation est le cumul de la perte de récolte de l'année, la destruction partielle des arbres et ma récente installation" explique en préambule l'arboriculteur de Saint-Antoine L'Abbaye qui lance son appel, un peu comme on jette une bouteille à la mer.
 
Orages en Isère. Un arboriculteur sinistré lance un appel au secours, et... au financement participatif pour survivre
(Reportage Isabelle Guyader, Damien Borrelly & Mélanie Ducrêt)

C'est que sa situation est en effet dramatique, et son "cas" un peu particulier : A 40 ans, Damien, en reconversion professionnelle, n'est installé que depuis 3 ans. Après une carrière de monteur dans l'audiovisuel à Lyon, il a décidé en 2015 de changer de vie; Il obtient son brevet professionnel agricole et reprend des terres familliales, à St-Antoine l'Abbaye, en Isère, qu'il cultive en agriculture biologique.

 "En 3 ans et demi, j'ai réalisé des investissements financiers importants (matériel, plantation, emploi de main d'oeuvre ), j'ai déployé beaucoup d'énergie et beaucoup de travail sans me rémunérer. J'ai vécu sur mes fonds propres , à présent épuisés. J'attendais avec impatience cet automne qui devait être le premier à porter ses fruits au sens propre comme au figuré"explique-t-il.

Ce 15 juin 2019, la tempête de grêle s'est abattue sur la ferme et les champs et a ruiné tous mes espoirs de récolte pour cette année. Plus de noix, plus de noisettes, 10% de pommes restantes...
Des arbres déracinés par dizaines / © Damien Philibert
Des arbres déracinés par dizaines / © Damien Philibert
 
 Seuls les pommiers, équipés de filets contre la grêle, ont mieux résisté / © Damien Philibert
Seuls les pommiers, équipés de filets contre la grêle, ont mieux résisté / © Damien Philibert


Son exploitation a souffert, comme beaucoup d'autres, mais sa situation de "jeune agriculteur" le met en bord de précipice. "'j'ai voulu sur le site" nous explique-t-il au téléphone "expliquer très précisément ma situation, que les gens comprennent dans quelle condition je me trouve".

Il arrive  en effet au bout des trois ans de la dotation installation jeune agriculteur, "l'année où on est en outre censer démontrer qu'on est capable de dégager au moins un salaire minimum, et de vivre de son activité". 

Aujourd'hui, c'est tout simplement pour survivre, qu'il doit lutter : "Comme la plupart, je n'étais pas assuré contre la grêle pour les récoltes. Les cotisations sont déja chères pour des structures solides, c'est donc hors de prix pour quelqu'un qui débute. Aujourd'hui je suis dans une situation compliquée: pas de revenu de mon activité, crédit professionnel, crédit personnel".

Même si le ministre de l'Agriculture, en visite dans la Drôme et l'Isère au lendemain de la tempête a annoncé que l'état de catastrophe naturelle et de calamité agricole" serait pris dans les deux jours, personne pour l'instant ne sait quel sera le montant des aides débloquées.

Damien Philibert a rencontré Didier Guillaume lors de son déplacement, "il m'a assuré que personne ne mettrait la clé sous la porte" mais pour l'arboriculteur, il y a urgence.

"C'est pour cela que je sollicite votre soutien, afin de pouvoir tenir jusqu'à la récolte de l'automne 2020 et passer ce cap vital pour la ferme".

L'arboriculteur espère atteindre au moins l'objectif chiffré de 20000 euros, de quoi tenir et démarrer la saison 2020 (intervention sur les cultures, emploi saisonnier pour la taille des pommiers et l'éclaircicage des pommes, etc...).

Et il s'engage " je promets de rendre compte précisément de l'usage du financement, du redressement du projet et son (re)dévelopement".

Vous pouvez lui apporter votre soutien ICI, sur le site Pot commun en ligne.
 

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