Toujours pas de repreneur pour les deux sites de Sintertech en Isère, 230 emplois risquent d'être supprimés

Une soixantaine de salariés s'est réunie devant le tribunal administratif de Grenoble ce jeudi. Photo d'archives. / © V. Habran/France 3 Alpes
Une soixantaine de salariés s'est réunie devant le tribunal administratif de Grenoble ce jeudi. Photo d'archives. / © V. Habran/France 3 Alpes

Une audience s'est tenue ce jeudi au tribunal administratif de Grenoble pour désigner le repreneur de l'équipementier automobile Sintertech qui compte deux sites en Isère. En l'absence de candidat, la liquidation judiciaire devrait être prononcée et avec elle, la disparition de 230 emplois.

Par M.D.

Les deux sites isérois de Sintertech, entreprise spécialisée dans la métallurgie des poudres, sont plus que jamais en danger. Le fabricant de composants techniques pour l'automobile, placé en redressement judiciaire en mars, risque de se retrouver en liquidation judiciaire mardi 15 octobre, faute de repreneur, a-t-on appris de source proche du dossier.

Les sites de Pont-de-Claix et Veurey-Voroise, dans la métropole de Grenoble, emploient environ 230 personnes. L'audience qui s'est tenue jeudi 10 octobre au tribunal administratif de Grenoble avait pour but de désigner un éventuel repreneur. Mais aucun candidat ne s'est fait connaître, selon la municipalité de Pont-de-Claix, laissant craindre la liquidation judiciaire de l'entreprise qui "devrait être prononcée le mardi 15 octobre", déclare-t-elle dans un communiqué de soutien au personnel.

Une soixantaine de salariés et d'anciens salariés s'est réunie devant le tribunal ce jeudi pour alerter sur leur situation, rapporte France Bleu Isère. "Le tribunal devra faire un cas de conscience, car on est la seule technologie de ce type dans ce pays (...) Sintertech, malheureusement, est encore un exemple parmi tant d'autres d'une désindustrialisation de ce pays", a déclaré Jean Bernard Etchemendy, délégué syndical CGT de Sintertech auprès de nos confrères.

 

Difficultés à la chaîne


Sintertech compte trois sites en France dont deux en Isère et un à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées Atlantiques), employant 300 personnes au total. L'équipementier automobile est en difficulté depuis 2013, date à laquelle il a été racheté à l'américain Federal Mogul par Thierry Morin pour un euro symbolique. De nombreuses suppressions d'emplois s'en sont suivies ainsi que des coupes budgétaires dans l'espoir d'un retour à l'équilibre financier.

Mais la crise du diesel a fait replonger Sintertech qui s'est trouvé en cessation de paiement début 2019. La décision du tribunal administratif de Grenoble, placée en délibéré au 15 octobre, laisse peu d'espoir aux salariés en l'absence du moindre dossier de reprise.

 

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