Une nouvelle brigade de gendarmerie s'installe à Saint-Martin-d'Uriage : "Cela nous permet de diviser le temps d’intervention"

L’une des quatre nouvelles brigades de gendarmerie de l’Isère, dont la création a été annoncée le 2 octobre 2023, a ouvert ses portes le 16 février à Saint-Martin-d'Uriage. En s’installant dans la commune, cette nouvelle unité va pouvoir réduire le temps d’intervention dans certaines villes.

"On va être dix", dit l'un des nouveaux gendarmes de Saint-Martin-d'Uriage à un habitant qui découvre la présence de cette nouvelle brigade. En effet, depuis le 16 février, une gendarmerie s'est installée dans la commune iséroise, comme annoncé le 2 octobre 2023.

Emmanuel Macron avait alors présenté la carte des 238 nouvelles brigades de gendarmerie à l’échelle nationale. En Isère, quatre doivent être mises en place afin de renforcer les 56 existantes dans le département. Leur création et leur implantation doivent s’étaler jusqu’en 2027.

Il y avait un peu un trou dans la raquette en termes de desserte d’un secteur péri-urbain qui s’est développé autour de Grenoble.

Gérald Giraud

Maire (SE) de Saint-Martin-d'Uriage

À l'échelle locale, le projet était porté depuis très longtemps par la mairie et ses voisines, rappelle le maire (SE) de Saint-Martin-d'Uriage, Gérald Giraud. "L’idée était d’avoir une force de sécurité de proximité. C’est un territoire en forte croissance au niveau du nombre d’habitants depuis les années 1980. [...] Il y avait un peu un trou dans la raquette en termes de desserte d’un secteur péri-urbain qui s’est développé autour de Grenoble."

Saint-Martin-d'Uriage est la seule commune de l'Isère à accueillir une nouvelle brigade fixe. Cette dernière a intégré la communauté de brigades de Domène et renforce ainsi les autres unités et le maillage de ce secteur qui compte désormais 41 gendarmes. La nouvelle brigade couvre un secteur de 100 km² réparti entre six communes. Elle a une fonction d'accueil, d'investigation et d'intervention.

Une nouvelle brigade à un endroit stratégique

Le lieutenant-colonel Gonzague Dupré, commandant de la compagnie de gendarmerie de Meylan explique l'intérêt de cette installation : "On est vraiment à l’épicentre entre les trois brigades dont dépendait ce territoire. Ça nous permet de diviser le temps d’intervention. L’exemple le plus probant, c’est peut-être Chamrousse qui était au moins à 45 ou 50 minutes de Domène, dont il dépendait. Actuellement, on a divisé par deux le temps d’intervention sur Chamrousse."

Auparavant, il y avait un poste de gendarmerie d’hiver à Chamrousse, puis un poste de gendarmerie d’été à Saint-Martin-d’Uriage, rappelle le maire. "L’idée, c’était d’offrir une vraie brigade de proximité qui soit disponible toute l’année, y compris aux saisons un peu plus creuses. [...] Mais les habitants ont besoin de sécurité au quotidien. On a des cambriolages assez régulièrement ry une route avec 14 000 véhicules (par) jour, donc des accidents très régulièrement avec des problèmes de sécurité importants sur cette route très fréquentée."

Les habitants espèrent "un peu plus de sécurité sur la route et un peu moins de cambriolages"

Depuis deux semaines, les membres de la nouvelle gendarmerie se présentent aux habitants. Certains ont déjà remarqué leur présence. "On a beaucoup de bruit, au niveau de leur sirène. Dès qu’ils partent, plein pot. Avant, on n’avait pas ces bruits-là", fait remarquer cette habitante qui était habituée au son "des petits oiseaux".

Un autre Saint-Martinois reste plus dubitatif. "C’est toujours pareil, deux trois accidents, deux trois petites choses comme ça. Ça sera un petit peu plus d’hommes en bleu sur la route, donc un peu plus de sécurité sur la route et un peu moins de cambriolages."

Les gendarmes prennent également le pouls de la ville afin d'identifier les besoins du territoire, notamment auprès des commerçants. Géraldine Chabert, leur évoque "quelques cambriolages, mais c'est assez tranquille". Elle voit d'un bon œil l'arrivée de ces derniers. "Il faut leur laisser le temps de s’installer, de prendre leur marque. C’est un petit village. Il faut qu’on apprenne à les connaître. Je pense que ça peut être plutôt bénéfique pour nous tous."

Les gendarmes sont déjà prêts à répondre à la population et devraient atteindre leur effectif complet de dix militaires d’ici cet été.