Le jihadiste passé par Grenoble de retour en France

Le jihadiste français capturé début mars par l'armée française à l'issue de violents combats dans le nord du Mali, a été renvoyé en France et immédiatement placé en garde à vue ce mardi 19 mars en région parisienne. Il avait vécu entre Grenoble et la Haute-Savoie au début des années 2000.

Par France3 Alpes avec AFP

Cet homme de 37 ans faisait partie de la "demi-dizaine" de jihadistes faits prisonniers à l'issue de combats violents ayant opposé les forces françaises et tchadiennes aux islamistes radicaux dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, dans le nord du Mali. Si deux Français sont actuellement en détention provisoire alors qu'ils tentaient de rallier les groupes jihadistes implantés dans le nord Mali, cet individu serait le premier capturé au côté des islamistes depuis le début de l'intervention militaire française en janvier.

Grenoble et Bonneville : un jihadiste dans les Alpes

Né en décembre 1975 en Algérie, cet homme qui possède la double-nationalité s'était installé au début des années 2000 à Bonneville (Haute-Savoie), où il s'était marié en 2005, selon son entourage et une source judiciaire. Au début des années 2000, il avait en vain déposé deux dossiers de candidature pour devenir adjoint de sécurité (contractuel auxiliaire des forces de l'ordre), selon le ministère de l'Intérieur et la direction départementale de sécurité publique (DDSP) de l'Isère.Père de trois enfants, l'homme était retourné vivre à Grenoble en septembre, après s'être séparé de son épouse.

Détenus de droit commun

Il a été fait prisonnier début mars après les combats entre les forces franco-tchadiennes et les jihadistes dans le massif de l'Adrar des Ifoghas. La France n'ayant pas déclaré la guerre, et considérant affronter des terroristes, les combattants qu'elle capture ne sont pas traités comme des prisonniers de guerre, mais comme des détenus de droit commun.
Ce Français a donc été livré samedi 9 mars aux autorités maliennes, selon le procureur de Paris François Molins. Bamako l'a ensuite renvoyé en France dans le cadre d'une procédure classique d'expulsion.

A son arrivée sur le sol français ce mardi 19 mars, le suspect a été pris en charge par la police, qui l'a placé en garde à vue dans les locaux de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) à Levallois (Hauts-de-Seine), selon une source judiciaire. Le renseignement intérieur est depuis une semaine saisi d'une enquête préliminaire qui avait été ouverte par le parquet de Paris pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste".

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