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Justice. Les robes noires en nombre pour le procès de Me Ripert à Grenoble

Suspendu pour des manquements disciplinaires lors d'un procès, pour un courrier injurieux à l'administration pénitentiaire et pour avoir voulu défendre des clients pendant une précédente suspension, Me Ripert comparaît devant la cour d'appel de Grenoble, ce jeudi 2 juin. Une foule l'accompagne. 

Par Franck Grassaud avec Céline Aubert

La salle n'a que 40 places et il y a plus 100 personnes dehors qui poussent... Ainsi a commencé le procès de Me Ripert. L'avocat le souhaitait retentissant, il l'est. Ses confrères sont là en nombre et les spectateurs hurlent d'emblée: "une grande salle, une grande salle!" ou encore "procès public, procès public!" 


Le procureur général, Paul Michel, dit ne pas s'opposer à la publicité des débats mais dans les conditions prévues. Il n'y aura donc pas de changement de salle. Le procès commence... dos à la cour pour Me Ripert. 



Le défenseur grenoblois, interné en psychiatrie la semaine dernière, a fait appel à plus d'une centaine d'avocats avant cette audience. Son idée: faire plaider "tout ceux qui ont envie de plaider", espérant même la présence d'avocats étrangers. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les robes noires se sont bousculées. 

Pour ses manquements disciplinaires, Me Ripert a été relaxé par le conseil régional de discipline, mais il est jugé par la cour d'appel de Grenoble après un appel du parquet général.

   >>> Lire aussi - Les robes noires contre les robes rouges

"On me poursuit, on me pourchasse pour des mots. Je suis tout à fait confiant, parce que la vérité jaillira et la loi triomphera de l'arbitraire et du pouvoir absolu des juges qu'ils s'attribuent illégalement", a-t-il expliqué en amont, se disant "victime de tortures psychologiques de la part des magistrats de la cour d'appel de Grenoble".

Le procureur général de Grenoble, Paul Michel, a indiqué que ces poursuites visaient à éviter que Me Ripert ne "trouble les audiences" auxquelles il plaide. "On peut être extrêmement incisif comme avocat tout en restant courtois", a souligné le magistrat. "Mon objectif est de faire en sorte qu'une sanction disciplinaire puisse être prononcée pour préserver les conditions de travail des magistrats du siège et afin que les débats aient un minimum de sérénité", a-t-il ajouté.

Coutumier des coups d'éclat, l'avocat a été condamné à trois reprises à des sanctions disciplinaires. Il avait été suspendu pendant un an en 2013 pour avoir qualifié une avocate de "roquet" et dit d'un président de cour d'assises qu'il avait "triché" et "menti".

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