Ancienne mine d'uranium dans la Loire : des eaux contaminées s'écoulent dans la vallée de la Besbre

Le collectif des Bois noirs, mobilisé ce 13 avril à l'entrée du site d' ex-Areva à Saint-Priest-la-Prugne. Objectif : dénoncer la mauvaise gestion des eaux contaminées de cette ancienne mine d'uranium. Selon la Criirad, la situation empire avec l'écoulement des eaux radioactives dans la Besbre.

Le collectif des Bois noirs a procédé à l'affichage des arrêtés préfectoraux et mise en demeure à l'entrée de l'ancien site d'extraction d'uranium de Saint-Priest-la-Prugne (42) - 13 avril 2018
Le collectif des Bois noirs a procédé à l'affichage des arrêtés préfectoraux et mise en demeure à l'entrée de l'ancien site d'extraction d'uranium de Saint-Priest-la-Prugne (42) - 13 avril 2018 © Collectif des Bois noirs
Acte symbolique de leur dernière mobilisation : l'affichage à l'entrée du site Orano ex-Areva des arrêtés préfectoraux et de mise en demeure, établis courant 2017, concernant la gestion des eaux contaminées de cet ancien site d'extraction d'uranium, situé à Saint-Priest-La-Prugne, dans le département de la Loire.
Une cinquantaine de personnes se sont ainsi retrouvées ce vendredi 13 avril, en fin de journée. Parmi eux, les membres du collectif des Bois Noirs, des riverains, mais également des élus ligériens à l'image du sénateur Jean-Claude Tissot et l'élue départementale Violette Auberger.
Tous dénoncent l'attitude de l'industriel Orano (ex-Areva) qui est responsable de la gestion de cet ancien site minier uranifère, là où plus d'un million de tonnes de résidus radioactifs dorment dans un lac artificiel. Selon la Criirad, ces eaux contaminées s'écoulent aujourd'hui directement dans la rivière. Et le responsable de la gestion de ces déchets, lui, se contente d'attaquer en justice les injonctions qui lui sont faites pour y remédier.


Une vidéo postée sur Youtube par la Criirad (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité)

Le 12 avril, l'association poste une vidéo sur Youtube. Les images ont été recueillies par la Criirad et le collectif des Bois noirs, notamment à l'aide d'un drone, un mois plus tôt. Des images qui, selon l'association, montrent que " les eaux contaminées s’écoulent directement dans la rivière sans traitement. En effet, lorsque le niveau des eaux du grand bassin monte, elles s’écoulent vers un bassin annexe relié directement au dispositif évacuateur de crues vers la Besbre".

Et le collectif des Bois noirs de concluer : "en attendant des travaux de grande ampleur pour une rénovation complète du site visant à un confinement des matières radioactives situées, des mesures urgentes doivent être prises  pour que cessent les rejets des eaux contaminées. C'est un devoir vis à vis des riverains et des habitants de la vallée de la Besbre".



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