Attaque du fourgon blindé à Saint-Chamond : 8 personnes devant la cour d’assises

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Écrit par Vincent Diguat

Le 25 septembre 2017 un fourgon blindé était attaqué à Saint-Chamond par un commando. Les malfaiteurs particulièrement violents avaient tiré à plusieurs reprises à grands coups de Kalachnikov. Sans succès. 5 mois plus tard, huit personnes étaient interpellées. Leur procès s’ouvre devant la cour d’assises de Lyon.

Ce matin-là, le quartier du Creux à Saint-Chamond se réveille abasourdi. Un peu avant 7h, plusieurs rafales de tirs d’armes à feu résonnent à proximité de la Caisse d’Epargne. La tentative de braquage est ultra violente.

Préparée bien en amont, l’attaque vise un fourgon de la société Prosegur. Les huit malfaiteurs ont projeté de bloquer le blindé entre deux véhicules mais au moment où le piège se tend, les convoyeurs forcent le barrage en percutant une des berlines et parviennent à se mettre à l’abri.
Le plan des braqueurs est en train d’avorter. Ils sortent les Kalachnikov et font feu en tous sens à plusieurs reprises. Une balle viendra se perdre sur la façade d’une école toute proche et au total une vingtaine d’impacts de balle sont retrouvés. Leur tentative déjouée, les braqueurs incendient un de leurs véhicules et prennent la fuite. Sur la place Louis Comte, le temps est comme figé, pétrifié par la fureur de cette scène.

Des « figures » du milieu stéphanois et lyonnais 

Une information judiciaire est ouverte en octobre 2017 par le parquet de Lyon pour "tentative de vol en bande organisée et tentative de meurtre, pour transport et détention d’armes et explosifs".
Cinq mois plus tard, les huit malfaiteurs sont arrêtés dans la région stéphanoise et la métropole lyonnaise mais aussi dans le Sud de la France. Les enquêteurs découvrent dans le box d’un des suspects des voitures volées, des armes, des chargeurs ou encore des gilets pare-balles. Un document laisse à penser que ces «figures» du banditisme préparaient une nouvelle attaque.

Parmi les huit personnes jugées par la cour d’assises de Lyon, quatre sont récidivistes. Le procès se tient jusqu’au 4 février.