Loire : le policier agressé à Rive-de-Gier témoigne depuis son lit d'hôpital

Dans une vidéo postée sur Twitter depuis son lit d'hopital, Jean Paul, le policier agressé en fin de semaine dernière à Rive-de-Gier dans la Loire, remercie ceux qui le soutiennent mais interpelle les dirigeants : "La peur doit changer de camps".

Le visage tuméfié et une impréssionnante cicatrice lui partageant le crane en deux, Jean Paul, le policier de 51 ans agressé à Rive-de-Gier témoigne depuis son lit d'hôpital en soins intensifs. A visage découvert, il a enregistré et posté une courte vidéo dans laquelle il remercie ceux qui le soutiennent et l'équipe soignante "formidable" qui l'a pris en charge mais en appelle également aux dirigeants : "Il y en a vraiment marre, la peur doit vraiment changer de camps, ça fait des années qu'elle aurait dû changer de camps et si rien n'est fait ... ça ne s'arrêtera jamais".

Dans la nuit de jeudi à vendredi 14 mai, alors que le policier était en intervention "banale" dans un quartier sensible pour tapage nocturne, il a reçu une bouteille en verre en plein visage. Après un pronostic vital engagé et quelques jours de coma, son état s'améliore et selon ses propos, il devrait "s'en sortir trop de sequelles".

La vidéo du policier

Ce fonctionnaire de police aguerri avait déjà été agressé en 2011. Le syndicat Alliance Police nationale a immédiatement demandé de son côté "la mise en place rapide de peines minimales et incompressibles pour les auteurs de tels actes". 

Nombreuses réactions après cette agression

Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier, "condamne fermement cette agression inacceptable".

Le ministre de l'Intérieur a aussi affirmé, en marge d'une déplacement à Lille, que "8.000 policiers et gendarmes sont blessés chaque année et que c'est le quotidien des policiers et des gendarmes que d'être malheureusement agressés dans leurs fonctions".

Le premier ministre Jean Castex a annoncé en lundi soir un durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers et de gendarmes, et notamment une peine de sûreté de 30 ans pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre les forces de l'ordre.

Une enquête est en cours


"Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l'Aïd (ndlr : la fête musulmane qui marque la fin du ramadan), puis lancé des projectiles en direction des policiers", a déclaré le procureur-adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle. Il a évoqué "un caillassage en règle".

Personne n'a encore été interpellé dans le cadre de l'enquête ouverte contre les auteurs de ces violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

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