Loire : un policier blessé à la tête par un jet de bouteille lors d’une intervention à Rive-de-Gier

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de jeudi à vendred. En intervention dans un quartier sensible de Rive-de-Gier dans la Loire, il a reçu une bouteille en verre au visage. Plongé dans le coma, son pronostic vital est engagé.

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Image d'illustration © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Un policier a été opéré à Saint-Etienne dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir reçu un projectile à la tête au cours d'une intervention pour tapage nocturne, à Rive-de-Gier dans la Loire. 

Le brigadier-chef de 51 ans, père de deux enfants, dont un est lui-même policier, se trouve dans un état grave. Son pronostic vital est engagé. Ce dernier s'est écroulé au sol et a perdu connaissance dans une rue de cette ville de la vallée du Gier, après avoir reçu une bouteille en verre au niveau de la pommette droite, peu après minuit.
Ce fonctionnaire de police aguerri, qui avait déjà été agressé en 2011, a subi dans la nuit une intervention au service neurologique du CHU de Saint-Etienne", a précisé un représentant du syndicat Unité SGP Police-FO. Le syndicat Alliance Police nationale demande son côté "la mise en place rapide de peines minimales et incompressibles pour les auteurs de tels actes".


La victime faisait partie d'un équipage de trois policiers du commissariat de Saint-Chamond qui veillait à l'application du couvre-feu, qui est allé à la rencontre d'un groupe d'une quinzaine de personnes signalées pour "tapage nocturne" dans le quartier du Grand pont.

Nombreuses réactions après cette agression

Vincent Bony, le maire PCF de Rive-de-Gier, "condamne fermement cette agression inacceptable".
 "Les individus ont dans un premier temps refusé de partir, invoquant l'Aïd (ndlr : la fête musulmane qui marque la fin du ramadan), puis lancé des projectiles en direction des policiers", a déclaré le procureur-adjoint de la République de Saint-Etienne, André Merle. Il a évoqué "un caillassage en règle"

Le ministre de l'Intérieur a aussi affirmé, en marge d'une déplacement à Lille, que "8.000 policiers et gendarmes sont blessés chaque année et que c'est le quotidien des policiers et des gendarmes que d'être malheureusement agressés dans leurs fonctions".
 

Personne n'avait été interpellé à la mi-journée dans le cadre de l'enquête ouverte contre les auteurs de ces violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique.  "Plus une semaine ne passe sans qu'un policier soit assassiné ou grièvement blessé. Si nous n'arrêtons pas ces criminels, ils ne s'arrêteront pas", a commenté sur
Twitter Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement National, à la mi-journée.
 Cette nouvelle agression envers les forces de l'ordre intervient après le meurtre d'Eric Masson, brigadier tué le 5 mai à Avignon lors d'un contrôle sur un point de trafic de drogue et la mort de Stéphanie Monfermé, agente administrative poignardée au commissariat de Rambouillet (Yvelines). 

Le premier ministre Jean Castex a annoncé en lundi soir un durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers et de gendarmes, et notamment une peine de sûreté de 30 ans pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre les forces de l'ordre.

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