Le traiteur de la Loire qui annulait à la veille des mariages plaide le délit de bonne foi

Salle d'audience du tribunal correctionnel de Saint-Etienne / © F3 Loire
Salle d'audience du tribunal correctionnel de Saint-Etienne / © F3 Loire

Son procès s'est ouvert ce mardi 5 décembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Salle d'audience comble entre les victimes et le prévenu, un traiteur qui annulait ses prestations, à la veille du mariage de ses clients, sans rembourser les acomptes. 220.000 euros de préjudice.

Par Aude Henry

Dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Saint-Etienne, les victimes ont du mal à croire la version offerte à la barre par le prévenu.
Lui qui a ruiné une quarantaine de mariages, en annulant ses prestations de traiteur à la dernière minute, sans rembourser le moindre sou d'acompte versé. Lui pour qui, certaines victimes n'ont plus un seul euro à perdre dans cette affaire ou à mettre pour ce Monsieur", ne pouvant d'ailleurs plus se payer un avocat pour les défendre.

A l'audience, et sous les questions du président du tribunal, l'affaire se révèle multi-délictuelle : s'y mêlent la banqueroute, les tentatives d'escroquerie, des vols de chèques et le travail dissimulé. Des anciens salariés, d'anciens prestataires sont également parties prenantes dans ce dossier.

A la barre, l'ancien traiteur se dit victime. "Victime des annulations, et des chèques impayés qui l'ont conduit dans une spirale infernale". Son avocat appuye : "il n'y a pas eu enrichissement". L'homme plaide le délit de bonne foi.


Procès du traiteur de la Loire
Son procès s'est ouvert ce mardi 5 décembre devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Salle d'audience comble. Il y a le prévenu, un traiteur qui annulait ses prestations, à la veille du mariage de ses clients, sans rembourser les acomptes. Il a fait près d'une centaine de victimes. Intervenants : Sabri Bouacha, partie civile - Me Houda Abada, avocate du prévenu - Myriam Gagliano, partie civile.  - Reportage d'A. Laurent & V. Diguat & P. Gagnaire

L'audience doit se prolonger en soirée. Le jugement sera mis en délibéré.


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