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La mairie de Grenoble annonce un nouveau débat sur le projet de l'Esplanade

Vidéos. Dans la foulée du dépôt de cartons de pétition contre le projet du nouveau quartier de l'Esplanade, la mairie de Grenoble annonce un nouveau débat en Conseil municipal au cours du printemps.
Jeudi 14 février, le collectif "Vivre à Grenoble" a apporté des cartons de pétition en mairie. L'association s'oppose au projet de la future ZAC de l'Esplanade qui va transformer un parking en quartier. En parallèle, deux recours ont aussi été déposés contre les modifications du Plan Local d'Urbanisme et l'enquête publique jugée opaque.

17 000 personnes ont signé la pétition dont plus de 8000 grenoblois. Conformément à la charte de la démocratie locale, et à son article 14, un débat extraordinaire doit découler de ce mouvement.

La mairie n'a pas attendu le recomptage des 8000 signatures d'habitants pour sortir de son silence. A 20h40, le maire, Michel Destot, a envoyé un communiqué pour annoncer que la pétition serait prise en compte. Il ajoute qu'une "première réponse a d'ailleurs déjà été apportée puisque la révision générale du PLU a été lancée lors du Conseil municipal de janvier, qui a également adopté les modalités de concertation et d'échange avec les Grenoblois".

Un nouveau débat sur la place publique, voilà qui réjouit les opposants. Ils ont toujours dans l'idée d'obtenir l'annulation du projet actuel de la ZAC de l'Esplanade piloté par le célèbre architecte Christian de Portzamparc. Cette transformation urbaine programmée sur les 15 prochaines années prévoit la construction de quelques 1.100 logements, et le remodelage de l'entrée nord-ouest de la ville où le futur tram E passera.

Le projet de l'Esplanade décrit en 2010

Prenant au mot la charte de la démocratie locale de la ville de Grenoble, les opposants ont mené une campagne assidue de signatures, s'invitant à la moindre animation sur l'Esplanade. Un parking qui accueille cirques et fêtes foraines.


Pourtant, à l'origine, la municipalité pensait avoir tous les Grenoblois à ses côtés autour de cette transformation d'un parking gratuit en nouveau quartier. En 2010, seule une poignée de commerçants semblait s'y opposer. 




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