“La maison brûle”, quand les usagers du train interpellent la Région après la démission de Nicolas Hulot

Un TER entre en gare. Photo d'illustration. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.
Un TER entre en gare. Photo d'illustration. / © France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

La Fnaut, la Fédération des associations d'usagers des transports d'Auvergne-Rhône-Alpes tire la sonnette d'alarme après la démission de Nicolas Hulot. Elle demande à la région de "prendre conscience de l'urgence climatique et de changer radicalement" de politique de transports.

Par Yann Gonon

Les usagers du train saisissent l'occasion de la démission de Nicolas Hulot du gouvernement pour à nouveau interpeller la Région sur sa politique de transports. La Fédération des associations d'usagers des transports (FNAUT) lui demande de "prendre conscience de l'urgence climatique".

"La démission de Nicolas Hulot nous fait prendre conscience de l'urgence climatique" écrit la FNAUT dans un communiqué, ce jeudi 30 août 2018. Pour elle, le "trafic routier est largement responsable des émissions de Gaz à effet de serre et de la pollution de l’air". Alors qu’il faudrait "améliorer l’offre de transports publics","rien n’est fait, au contraire" estime la fédération.

La FNAUT interpelle régulièrement la collectivité ainsi que la SNCF et l'Etat. Elle l'avait fait dernièrement sur les menaces de fermetures de petits lignes dans la région.
 

"Après un été caniculaire, après 18 jours de pics de pollution en 2 mois sans oublier la pollution chronique dépassant les seuils fixés par l’Europe dans 5 zones, agglomérations de Lyon, Grenoble, Saint-Etienne, Valence et vallée de l’Arve, quelles décisions sont prises pour nous permettre de nous déplacer sans polluer ni réchauffer le climat ? Aucune" s'indigne la FNAUT.  La fédération détaille ensuite les "fermetures de guichets", les "retards et les trains trop courts et donc surchargés", les travaux qui "avancent à l'allure d'un escargot".

Paraphrasant Jacques Chirac (inspiré par Nicolas Hulot), la FNAUT conclue "La maison brûle et nos dirigeants regardent ailleurs. On ne réduira pas le trafic automobile s’il n’y a pas d’offre ambitieuse en matière de transports publics".

 

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