Puy-de-Dôme : opération de dépistage du COVID 19 après des obsèques rassemblant 500 personnes

Mardi 6 avril, les habitants de Randan, dans le Puy-de-Dôme, sont invités à passer un test de dépistage du COVID 19. Mercredi 31 mars, des obsèques ont rassemblé dans la commune 500 personnes, parmi lesquelles « des cas possibles » de « variant breton ».

Mardi 6 avril, une opération de dépistage du COVID 19 aura lieu à Randan dans le Puy-de-Dôme. Photo d'illustration.
Mardi 6 avril, une opération de dépistage du COVID 19 aura lieu à Randan dans le Puy-de-Dôme. Photo d'illustration. © ALAIN JOCARD / AFP

Les habitants de Randan, dans le Puy-de-Dôme, sont conviés à une opération de dépistage du COVID 19 après qu'un rassemblement de gens du voyage a réuni 500 personnes dans le village. Un événement familial a rassemblé mercredi 31 mars "une communauté d'environ 500 personnes, venues de plusieurs régions de France, parmi lesquelles probablement des personnes identifiées comme cas possibles au variant breton", a indiqué vendredi 2 avril à l'AFP l'Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes.

Pas de cluster

À ce stade, l'ARS "n'a pas identifié de cas confirmé de COVID 19 parmi ces personnes et donc pas de cluster". Le rassemblement s'est déroulé à l'occasion de l'enterrement de deux enfants en bas âge tués samedi soir dans un accident de la route. L'ARS Bretagne, qui avait recensé début mars sur son territoire des personnes "contact à risques" et "cas possible", avait informé son homologue d'Auvergne-Rhône-Alpes de leur déplacement possible à Randan.
 

 Des tests refusés          

L'ARS indique qu'un de ses agents avait alors contacté la maire de Randan et les responsables religieux pour rappeler les mesures de distanciation sociale à respecter avant et pendant la cérémonie. Selon les gendarmes qui ont encadré la cérémonie au cimetière, les gestes barrières "ont été respectés en majorité", a précisé le préfet du Puy-de-Dôme, Philippe Chopin. Des tests ont été proposés aux participants, "ce qu'ils ont refusé", a-t-il ajouté.

Des contacts "limités" avec les personnes extérieures

"On ne peut pas imaginer qu'un préfet puisse interdire un tel événement au sein d'une communauté très éprouvée et c'est un geste d'humanité que de le tolérer", a affirmé le représentant de l'Etat. Une vingtaine de caravanes étaient toujours sur place vendredi 2 mars : "Nous avons demandé à toutes les personnes de se faire tester au moindre symptôme et elles en ont accepté le principe", a assuré le préfet. Une opération de dépistage sera organisée mardi 6 avril dans ce village de 1 600 habitants et des tests salivaires seront proposés aux enfants : l'ARS invite "le plus grand nombre d'habitants" à y participer. Selon la maire Sandrine Couturat, qui a mis à disposition la salle des fêtes, les contacts avec les personnes extérieures à la communauté ont été "limités" mais les participants ont fréquenté les commerces du village pour s'approvisionner. Une centaine de personnes de la communauté sont toujours sur place selon elle car "elles attendent la sortie de l'hôpital de la grand-mère des enfants".

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