Puy-de-Dôme : pourquoi la réserve sanitaire pourrait être mobilisée à l’hôpital d’Ambert

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Écrit par Catherine Lopes
L'hôpital d'Ambert, dans le Puy-de-Dôme, peine à attirer des médecins intérimaires à cause d'une nouvelle loi qui doit entrer en application le 28 octobre.
L'hôpital d'Ambert, dans le Puy-de-Dôme, peine à attirer des médecins intérimaires à cause d'une nouvelle loi qui doit entrer en application le 28 octobre. © Google 2018

A Ambert, dans le Puy-de-Dôme, l’activité du SMUR et des urgences de l’hôpital est menacée. Le député PCF André Chassaigne avait demandé la mobilisation de la réserve sanitaire. Le directeur de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a aussi formulé cette demande auprès de la direction générale de la santé.

« Une première étape prometteuse » c’est en ces mots qu’André Chassaigne, député communiste du Puy-de-Dôme qualifie la réponse qu’il a eue du directeur de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes. Mardi 12 octobre, le député lui avait écrit afin de solliciter la demande de la réserve sanitaire pour l’hôpital d’Ambert. Le député pointait du doigt un risque de fermeture du SMUR et de limitation à 12 heures par jour du service des urgences. En effet, l’application au 28 octobre d’une loi plafonnant la rémunération des médecins intérimaires pourrait remettre en cause le fonctionnement de l’hôpital d’Ambert. Lundi 18 octobre, le directeur de l’ARS lui a répondu. André Chassaigne explique : « Le dossier a été instruit par le directeur régional de l’ARS, suite à mon courrier. Le directeur a adressé une demande officielle de mobilisation de la réserve sanitaire au niveau national. Il y a donc un avis favorable de l’ARS, qui a transmis le dossier au national. La décision sera prise par la direction générale de la santé, mais je considère que c’est une première étape prometteuse ».

Des besoins en santé

Selon le député PCF, la réserve sanitaire est un renfort nécessaire à Ambert : « La réserve sanitaire va nous permettre d’avoir des praticiens qui interviendront sur le centre hospitalier pour pouvoir maintenir à la fois le SMUR 24 heures sur 24 et le service des urgences. On est dans un secteur avec notamment les métiers de la forêt, des personnes âgées, donc il y a des besoins pour des déplacements du SMUR. Le service des urgences est aussi très important car on n’a pas de garde et on n’a pas suffisamment de médecins généralistes. Si on n’a pas un soutien de praticiens de la réserve sanitaire, on aura la fermeture totale ou partielle des urgences ».

Des risques sanitaires

Le député communiste redoute de graves conséquences sanitaires si la réserve sanitaire n’est pas mise en place à Ambert : « Si quelqu’un a accident et exige la mobilisation du SMUR, j’estime qu’il y a un risque pour la population. On met en danger la population de l’arrondissement. Si on n’a pas le service des urgences, que vont faire les personnes qui ont besoin d’un médecin en l’absence de garde ? ».

Une solution provisoire

Cependant cette solution de la réserve sanitaire ne serait que provisoire. André Chassaigne souligne : « L’idée est que la réserve sanitaire puisse intervenir pendant une période transitoire évaluée à deux mois. Normalement, à partir du mois de janvier, il devrait y avoir une solution alternative, mais qui n’est pas encore actée, au niveau du ministère de la Santé ». En attendant une réponse de la direction générale de la santé, élus, syndicats et personnels du centre hospitalier appellent à une nouvelle manifestation vendredi 22 octobre à 18 heures à Ambert.

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