80 km/h : combien de panneaux à remplacer dans le Puy-de-Dôme ?

Dans le Puy-de-Dôme, près de 6.000 kilomètres de routes départementales vont passer à 80km/h. / © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP
Dans le Puy-de-Dôme, près de 6.000 kilomètres de routes départementales vont passer à 80km/h. / © PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

L’entrée en vigueur de l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur certaines routes secondaires approche. D’ici le 1er juillet, le Puy-de-Dôme va devoir remplacer près de 200 panneaux.

Par RD

Le 1er juillet, la vitesse maximale autorisée sur les routes à double-sens sans séparateur central passera de 90 à 80 km/h. La mesure, voulue par le Premier ministre dans le cadre de son plan pour réduire la mortalité sur les routes, nécessite donc de changer quelques panneaux : dans le Puy-de-Dôme, 180 panneaux environ vont devoir être remplacés.

La majorité d’entre eux vont être pré-positionnés et masqués à partir du 20 juin. Ils seront ensuite débâchés par les agents des services routiers le 2 juillet, dès 7h du matin. Leur pose est assurée conjointement par le prestataire Signaux Girod et le conseil départemental. 90 km/h étant la vitesse conventionnelle sur les routes hors agglomération, toutes les routes n'ont pas de panneaux, ce qui en fait moins à remplacer.

Au total, la fourniture de ces panneaux puis leur installation va coûter 30.000 €. Une somme avancée par le Département, que l’Etat remboursera ensuite en 2019.


6.000 kilomètres de routes concernés


Dans le Puy-de-Dôme, près de 6.000 kilomètres de routes départementales vont passer à 80 km/h. Les créneaux de dépassement en 2 voies dans un sens et 1 voie dans l’autre, séparés uniquement par de la peinture seront globalement conservés à une limitation à 90. Ces créneaux de dépassement seront matérialisés avec un panneau 90 sur le panneau de début de créneau et un panneau 80 en fin de créneau.

Au niveau national, environ 20.000 panneaux sont à changer, selon un courrier d’Edouard Philippe au président de l’assemblée des départements de France.


Mesure impopulaire

A trois semaines de son entrée en vigueur, la mesure reste très impopulaire. "Environ 70 % de la population y est opposée et, au fil des mois, le mécontentement ne s’estompe pas", constate Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies de l’IFOP, interrogé par Le Monde (article abonnés). D’après les sondeurs, cette réforme décriée est même l’un des facteurs de la baisse de popularité d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe dans les sondages.

A lire aussi

Sur le même sujet

Les + Lus