Cancer du sein : Clermont en Rose a bien lieu… en virtuel.

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Écrit par Claude Fallas avec Camille Da Silva

Le mois d'octobre est un mois consacré à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein. Malgré la crise sanitaire, plusieurs manifestations sont organisées et tentent de mobiliser, comme Clermont en rose, une course solidaire maintenue, mais de manière virtuelle.
 

Cette année, la ligne de départ de Clermont en rose, place de Jaude, restera vide. Mais la course solidaire aura bien lieu, sous une autre forme, virtuelle. Sur le site de l’association, l’explication est claire, la décision cohérente et la motivation toujours aussi présente.  "Dans le contexte sanitaire de cette rentrée compliquée, notre devoir est d’être responsables et de protéger toutes celles et ceux qui nous soutiennent. La santé et la prévention sont au cœur de notre message depuis la création de l’association CLERMONT EN ROSE, il convient donc de ne prendre aucun risque pour nos participants, nos bénévoles, nos partenaires. Parce que les patientes de notre département, les instituts de recherche, les associations ont besoin de nous, nous avons décidé de ne pas annuler mais de modifier le format pour cette année 2020."

Dans les faits, la course a donc lieu tout le week-end, jusqu’au dimanche 4 octobre. Si vous voulez y participer, il vous suffit d’acheter votre dossard solidaire, de mettre un bandeau et d’aller marcher, courir, nager, bref bouger… pour soutenir l’association. L’année dernière, près de 8000 personnes avaient participé à l’évènement qui permet de sensibiliser à la lutte contre le cancer du sein, et 92 850 euros avaient été récoltés. Cette année, fédérer semble plus difficile. Samedi matin, moins de 2000 personnes étaient inscrites. Autant d’argent en moins à reverser aux onze associations soutenues si le compteur ne remonte pas d’ici la fin du week-end.

Des dépistages moins nombreux

Parmi les bénéficiaires de Clermont en rose, le centre Jean Perrin qui lutte contre le cancer. Une lutte qui a pris du retard depuis le début de la crise sanitaire. "On a vu arriver, en particulier chez des femmes jeunes, des patientes arriver avec des cancers assez avancés", explique Frédérique Penault-Llorca, Directrice générale du Centre Jean-Perrin et Vice-présidente d'Unicancer. "Dans ces cas-là, on est obligé de les traiter en commençant par de la chimiothérapie alors que certaines auraient sans doute pu être opérées d’emblée. Il faut absolument que les patientes continuent à se prendre en charge pour leur maladie ou leurs symptômes, et il faut aussi que les femmes retournent dans les centres de dépistage."
 
 

La prévention, la meilleure arme


Pour prévenir le risque, l'autopalpation doit être pratiquée une fois par mois. D’abord en se regardant dans le miroir, pour vérifier s’il n’y a pas d’asymétrie entre les deux seins, et en particulier de changement de forme du mamelon. Ensuite vient la palpation du sein, en commençant par le bas et en remontant lentement vers le dessous des bras, pour vérifier  si l’on ne sent pas une masse ou une zone indurée. Malgré ces précautions, l’absence de symptôme ne garantissant pas l’absence de maladie, toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à se faire dépister régulièrement, tous les 2 ans.

Le cancer du sein est le plus fréquent et le plus meurtrier des cancers féminins. Au cours de sa vie, 1 femme sur 8 sera atteinte d’un cancer du sein. Chaque année, en France, près de 59 000 femmes sont confrontées à ce cancer et près de 12 000 en décèdent. Les chances de survie sont d’au moins 99% à 5 ans pour un cancer du sein détecté à un stade précoce, elles sont de 26% pour un cancer métastasé.