Capitale européenne de la culture 2028 : début du compte à rebours pour Clermont-Ferrand

Alors que la liste de villes françaises prétendantes au titre de capitale européenne de la culture 2028 s'allonge, Clermont-Ferrand précise son projet qui inclut tout le Massif-Central. Un projet "chaleureux, créatif, humain et explosif", à l'image du logo créé par Jean-Charles de Castelbajac.

 

Il reste un an à la capitale auvergnate pour affiner et déposer sa candidature afin de devenir Capital européenne de la Culture 2028. Parmi ses concurrentes : Reims, Nice, Saint-Denis ou encore Rouen...
Il reste un an à la capitale auvergnate pour affiner et déposer sa candidature afin de devenir Capital européenne de la Culture 2028. Parmi ses concurrentes : Reims, Nice, Saint-Denis ou encore Rouen... © Kamel Tir

Clermont-Ferrand Capitale européenne de la culture en 2028... Cela fait déjà 5 ou 6 ans qu'on en parle, qu'on en rêve, qu'on l'imagine... Mais depuis le 10 mai, le projet se précise, tant dans la programmation que visuellement. D'abord avec ce logo, un volcan en éruption d'amour dessiné par J. C. de Castelbajac, imaginé comme "un logo de partage, de générosité et d'amour symbolisant tout ce que cette ville a de magique, de manifeste, d'immémorial et de moderne" selon les propres termes de l'artiste, qui se définit comme un "enfant adopté par le Massif Central".

 

A un peu plus d'un an du dépôt de candidature officiel de Clermont-Ferrand pour devenir Capitale européenne de la culture, ce sont bien sur ces axes que la ville et l'association Clermont-Ferrand Massif Central 2028 travaillent. Une métropole de proximité, de bien-vivre et chaleureuse, un nomadisme culturel entre l'urbain et le rural, et une belle complémentarité entre un milieu naturel puissant, entre eau et volcans, et une histoire ouvrière.

Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand, l'a reprécisé : "Ce qui anime cet acte de candidature est la force intrinsèque qu’a la culture d’enrichir les citoyen.ne.s à tous les niveaux – intellectuellement mais aussi émotionnellement. La culture n’est pas une variable d’ajustement, mais une nécessité parce qu’elle nous unit. La capitale culturelle que nous proposons à l’Europe ne laissera personne sur le côté, elle rassemblera, elle écoutera, et elle renforcera le lien social sur tout le territoire."

Dans les faits, il ne faudra pas attendre longtemps pour commencer à en profiter. Dès cet été, du 25 juin au 19 septembre, du Festival Europavox aux journées européennes du patrimoine, Clermont-Ferrand Massif Central présentera Altitude 2028, une première programmation européenne, nomade, pluridisciplinaire et gratuite, répartie dans l'espace urbain, entre expositions, rencontres, ateliers, lectures, médiations... Parmi les nombreux invités de cette édition, les designers J .C. de Castelbajac, Antoine + Manuel (qui signent aussi les plaquettes de la Comédie de Clermont), l'artiste plasticienne Françoise Petrovich, le musicien et compositeur Thylacine, le chorégraphe Mourad Merzouki et le collectif de danseurs hip-hop clermontois Supreme Legacy.

Pour Patrice Chazottes, directeur de l'association Clermont-Ferrand Massif Central 2028, cette "candidature est construite avec les forces vives du territoire, mobilisant tous les secteurs d’activité et tous les milieux, aussi bien culturels et économiques que sociaux, éducatif et citoyens. Nous avons choisi de placer les artistes au cœur de l’écriture du projet avec des résidences artistiques et des débats publics, pour porter une réflexion de long terme, à la fois nourrie par le territoire et structurante pour son avenir."

Une candidature qui cherche donc à embarquer l'ensemble des citoyens dans son envol... avant son dépôt officiel en juin 2022. Après analyse des dossiers, la ville française désignée Capitale européenne de la culture 2028 sera officiellement annoncée au cours de l’année 2023. Et "quoi qu'il arrive, ce sera gagnant pour nous !", sourit Olivier Bianchi.

 

 

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