Chute mortelle d’un manège à Clermont-Ferrand : un homme en fuite et plusieurs défaillances soupçonnées

L’enquête sur la mort de la jeune fille, tombée d’un manège sur une fête foraine de Clermont-Ferrand, progresse. Le gérant du manège a été placé en garde à vue mercredi 8 février et les premiers éléments orientent les enquêteurs vers plusieurs défaillances.

L’enquête progresse, dans l’affaire de la chute mortelle d’une jeune fille à Clermont-Ferrand, alors qu’elle faisait un tour de manège à sensation. Le parquet a révélé ce jeudi 9 février que l’employé en charge de vérifier la sécurité des passagers de l’attraction était un travailleur non déclaré. Il se trouverait actuellement hors du département, en effet, le parquet de Clermont-Ferrand indique que l’individu a pris la fuite samedi soir dès l’arrivée des secours. Il est activement recherché, selon le parquet.

Le gérant mis en examen

Le gérant, âgé d’une quarantaine d’années et blessé à la tête lors de l’accident, est sorti de l’hôpital dimanche. Il a été placé en garde à vue mercredi 8 février au matin et était présenté ce jeudi après-midi à un juge d’instruction. Il a été mis en examen pour « homicide involontaire » et « travail dissimulé ». Il a été placé sous contrôle judiciaire avec dépôt d'une consignation et interdiction d'exercer l'exploitation de manège. L'homme aurait reconnu des "insuffisances", lors de sa garde à vue, selon le parquet. 

Plusieurs défaillances soupçonnées

De plus, une expertise effectuée lundi après-midi, laisse entrevoir plusieurs défaillances possibles, selon le parquet. En effet, la ceinture du manège semblait être dégradée et l’armature servant à retenir les passagers aurait été baissée mais pas verrouillée. Les enquêteurs se questionnent : pourquoi la personne chargée de la sécurité ne l’a pas vu ? Pourquoi le manège s’est-il, malgré tout, mis en marche ? Les enquêteurs s'interrogent également sur la manière dont a été validé le contrôle technique du manège, effectué par une société spécialisée. Samedi, une marche blanche est organisée à Arvant et Bournoncle-Saint-Pierre, en Haute-Loire en hommage à la jeune fille décédée, où réside la famille.