Fin des quotas : la sucrerie d'Aulnat dans le Puy-de-Dôme augmente sa production

Depuis dimanche 1er octobre les quotas sucriers européens ont été supprimés. Conséquence les prix et la production de sucre sont désormais libres. La sucrerie Bourdon d'Aulnat, dans le Puy-de-Dôme, a anticipé cette fin des quotas en augmentant sa production. / © Philippe Huguen/AFP
Depuis dimanche 1er octobre les quotas sucriers européens ont été supprimés. Conséquence les prix et la production de sucre sont désormais libres. La sucrerie Bourdon d'Aulnat, dans le Puy-de-Dôme, a anticipé cette fin des quotas en augmentant sa production. / © Philippe Huguen/AFP

Depuis dimanche 1er octobre, les quotas sucriers européens, comme les quotas laitiers avant eux, ont été supprimés. Conséquence :  les prix et la production de sucre sont désormais libres. La sucrerie Bourdon d'Aulnat, dans le Puy-de-Dôme, a anticipé cette fin des quotas en augmentant sa production.

Par Laurent Pastural

450 agriculteurs installés dans les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme produisent des betteraves pour la sucrerie Bourdon implantée à Aulnat, près de Clermont-Ferrand.  En 2017, la campagne sucrière a commencé le 9 septembre, plus tôt que l’année précédente; elle sera en outre plus longue. Avec la fin des quotas européens, depuis dimanche 1er octobre, la production de sucre est désormais libre.  La sucrerie d’Aulnat a anticipé cette libéralisation en augmentant sa capacité de production.

« Selon les rendements nous comptons sur une production de 70 à 80 000 tonnes de sucre cette année contre 60 000 l’année dernière » affirme Stéphane Brunel le directeur de la sucrerie. « Nous avons demandé à nos producteurs de planter plus de betteraves ». La sucrerie Bourdon d’Aulnat, appartient au groupe Cristal Union, numéro deux du secteur et qui regroupe 9000 betteraviers en France. Avec la fin des quotas, il s’agit pour le groupe d’augmenter ses exportations de sucre.

Mais cette libéralisation a aussi pour conséquence de mettre fin au prix de référence du sucre. Il était jusqu’à présent de 400 euros la tonne, il est désormais indexé sur les cours mondiaux qui fluctuent selon les années entre 300 et 700 euros.

Le prix payé aux producteurs était auparavant de 26 euros la tonne de betterave,  il est désormais libre. Afin de limiter les conséquences pour ses agriculteurs le groupe sucrier  a fixé un prix pivot de 27 euros la tonne pour les trois prochaines années. « Le prix réel, légérement plus ou moins de 27 euros, sera fixé à la fin de la campagne début janvier 2018 » précise Stéphane Brunel.


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