Loi "sécurité globale" : environ 1 700 manifestants à Clermont-Ferrand

La contestation sociale prend de l'ampleur. Ce samedi 5 décembre à 15 heures, environ 1 700 personnes, selon la préfecture, se sont réunies dans le centre de Clermont-Ferrand, place de Jaude, contre la Loi sécurité globale, et contre la précarité.
La manifestation organisée le 5 décembre à Clermont-Ferrand contre la Loi sécurité globale a rassemblé 1 700 personnes environ.
La manifestation organisée le 5 décembre à Clermont-Ferrand contre la Loi sécurité globale a rassemblé 1 700 personnes environ. © J.Teiller/FTV
A Clermont-Ferrand, la manifestation organisée place de Jaude contre la Loi sécurité globale, a rassemblé 1 700 personnes, selon la préfecture, ce samedi 5 décembre à 15 heures. Le mouvement à l'initiative de syndicats, d'organisations politiques et d'associations, voulait également dénoncer toutes les formes de violence, sociétales et économiques, selon Yves Guédon, présent à la manifestation et membre de Chom’actif : « C’est le problème des libertés. C’est très important qu’on puisse garder nos libertés. Je viens ici aussi dans le cadre de la lutte contre la précarité et le chômage. Je fais partie d’un collectif qui s’appelle CIP (Chômeurs, Intermittents et Précaires). Ce collectif a été constitué il y a peu de temps avec différentes organisations syndicales et associatives. Aujourd’hui, ça devient trop important. Il y a 10 millions de gens qui sont pauvres, 6 millions de gens au chômage, avec en plus la crise, c’est épouvantable. Avec les licenciements qui ont déjà commencé et d’autres qui se profilent à l’horizon, depuis le mois de mars, il y a beaucoup de gens qui gagnent extrêmement peu, 500 euros par mois, vous vous rendez compte ? » Il manifeste donc pour demander des « aides d’urgence » mais aussi des solutions pour créer de l’emploi.

Des luttes qui convergent

Mais le but premier de la manifestation était de s’opposer à la Loi sécurité globale : « Je pense que c’est un moment important parce que c’est vraiment une remise en question des libertés fondamentales. On parle beaucoup du droit de filmer la police mais derrière on a l’utilisation massive de drones, la surveillance généralisée…Je pense que la police abuse déjà de son pouvoir et là, on veut lui donner encore plus de pouvoir. Ca risque d’engendrer encore plus de violences. Ca me paraît très important d’être là, je vois aussi des gens que je ne voyais pas d’habitude. Il y a aussi la lutte par rapport au chômage, aux retraites, c’est un tout », explique Loris, membre du syndicat Solidaires. Les militants ont effectué un rapide parcours en remontant sous le pont de Jaude avant de contourner la préfecture du Puy-de-Dôme et de rejoindre la place. Les manifestants se sont dispersés en fin d’après-midi, sans heurts, nous ont indiqué les forces de police.
 
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