Miss France 2022 : les dernières confidences de Miss Auvergne avant l’élection

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Écrit par Catherine Lopes
Anaïs Werestchack représentera l'Auvergne samedi 11 décembre lors du concours de Miss France.
Anaïs Werestchack représentera l'Auvergne samedi 11 décembre lors du concours de Miss France. © Comité Miss Auvergne

Samedi 11 décembre, l’élection de Miss France aura lieu depuis le Zénith de Caen. Anaïs Werestchack, Miss Auvergne, est l’une des 29 prétendantes. Elle mise aussi sur son CV pour séduire le public et les jurés.

Le grand jour approche. Samedi 11 décembre, on connaîtra le nom de Miss France 2022. L’élection a lieu depuis le Zénith de Caen. Qui succèdera à Amandine Petit ? Le public et les jurés devront faire leur choix parmi 29 prétendantes. Parmi elles, Anaïs Werestchack, Miss Auvergne, est bien déterminée à décrocher le titre de plus belle femme de France. A quelques jours du concours, elle a trouvé le temps de répondre à nos questions, entre deux répétitions. La jeune femme de 24 ans explique son état d’esprit : « Je me sens plutôt bien, j’ai hâte d’être au soir du prime, de pouvoir profiter et de surtout mettre en lumière tout notre travail. Cela fait depuis presque deux semaines que nous travaillons sur les répétitions, que nous enchaînons du matin au soir les chorégraphies. On a hâte de voir le final, les tableaux, les décors, nos costumes. Là, on est en répétition en tenue de sport ».



Un voyage mémorable

Anaïs retient avant tout un superbe voyage à l’île de La Réunion : « Avec les 28 autres candidates, je suis allée à La Réunion. C’était un voyage exceptionnel. Je n’y étais jamais allée. Je n’avais jamais pris l’avion aussi longtemps, pendant 12 heures. On a reçu un accueil chaleureux de la part des Réunionnais. On a fait pas mal d’activités, on a vu le piton de la Fournaise, et avec nos volcans en Auvergne, j’étais plutôt dans mon élément. On a fait du footing, des tournages vidéo. Dans les restaurants, on a goûté à la gastronomie réunionnaise. On a profité entre filles, on a tissé des liens, on a appris à se connaître. On a une promotion assez incroyable, on est très soudées, il y a un véritable esprit d’équipe. Dès qu’une fille a un petit coup de mou, on est tout de suite là derrière pour l’encourager ».

Des atouts à mettre en avant

Pour décrocher le titre tant convoité, la jeune femme mise sur quelques atouts. Elle veut mettre en avant qu’elle est une tête bien faite, car interne en médecine : « Je vais compter sur mon naturel et sur mes études. Au vu de la situation sanitaire actuelle, je pense qu’en tant que jeune médecin diplômée, j’arriverai peut-être plus à toucher les gens que les autres. Je l’espère. Je compte rester moi-même, simple, naturelle et authentique. J’espère que j’arriverai à séduire les Françaises et les Français ».

"Je crois que je suis la première à atteindre un aussi haut niveau d’études"

Miss Auvergne est consciente que son CV est un atout pour l’élection : « Je crois que je suis la première à atteindre un aussi haut niveau d’études. Je suis assez fière car ce n’a pas été toujours facile. J’ai consacré la totalité de mes 7 dernières années à mes études et là je rentre en 8e année de médecine. Cela fait une belle parenthèse et cela change du quotidien. D’habitude je suis plutôt en jeans baskets au cabinet avec mes patients. Là, c’est talons aiguilles, défiler, sourire mais c’est vraiment sympa et je me sens très chanceuse de pouvoir vivre une aventure comme celle-ci ».

 "On a une région incroyable et j’aimerais vraiment la mettre en lumière"

Anaïs sait que la tâche est rude. Les statistiques ne jouent pas en sa faveur : « La région Auvergne ne s’est pas qualifiée dans le top 15 depuis 2013. Les Auvergnats n’ont pas eu la chance de pouvoir soutenir leur miss jusqu’à présent. J’espère figurer dans le top 15 et donner le meilleur de moi-même. Mercredi on a la journée de pré-sélection pour savoir qui seront les 15 finalistes. Si je suis dans les 15, j’espère que les Auvergnats se mobiliseront pour m’aider à décrocher cette couronne qui n’est encore jamais revenue dans la région. J’espère pouvoir les rendre fiers. On a une région incroyable et j’aimerais vraiment la mettre en lumière ».

Des messages à faire passer

Aux détracteurs qui disent que le concours est ringard et qu’il ne met pas en valeur l’image de la femme, voilà ce qu’elle répond : « Il faut regarder au-delà du simple concours de beauté. Miss France est avant tout un concours de personnalités. Nous sommes des jeunes femmes toutes très différentes, avec des valeurs importantes qui nous animent. C’est l’occasion de faire passer des messages. On pense souvent au concours de beauté qui va durer une soirée mais Miss France c’est toute une année où la Miss va se rendre dans différentes régions de France, aller à la rencontre des gens, s’engager pour des causes importantes ».

Parler de santé

Anaïs compte bien profiter d'une éventuelle prise de parole, lors de l’élection de samedi : « J’ai envie de dire que la situation sanitaire actuelle nous rappelle qu’il faut profiter de chaque instant, car on ne sait pas de quoi demain sera fait. Je suis là car j’ai envie de mettre quelques paillettes dans ma vie. Si je suis élue et qu’on me donne cette chance-là, j’utiliserai ma voix pour parler de la santé et notamment parler des dépistages réguliers pour le cancer du sein ou le cancer colorectal, des problématiques que je vois quotidiennement dans mon cabinet. Je pense qu’il n’y a pas de bon ou mauvais moment pour en parler. Je serais ravie d’apporter une touche différente, de parler de la santé, sensibiliser les gens ».

Une miss persévérante

La jeune femme est consciente d’avoir eu un parcours compliqué avant d’arriver au concours de Miss France. Elle avoue : « J’ai encore du mal à réaliser. Parfois, quand je me vois avec l’écharpe Auvergne, je me dis que j’ai réussi à le faire, alors que ce n’était pas gagné. La persévérance finit toujours par payer. Je m’étais présentée à Miss Auvergne pour la première fois en 2016, car on m’avait repérée pour participer à l’élection. Je ne connaissais rien au monde de la mode, des miss, je ne savais pas marcher avec des talons. Ce n’était pas inné mais j’ai travaillé et ça m’a tout de suite plu. Cinq ans plus tard, je réussis à dérocher l’écharpe. Pour ce concours je me dis : pourquoi pas moi ? ». Petite nouveauté de cette édition : comme toutes les autres miss régionales, la candidate auvergnate a signé un contrat de travail : « Ce contrat permet d’encadrer nos horaires et nos jours de travail. On a eu une visite médicale, un entretien. Tout est dans les règles ».

Penser à la suite

Elle a déjà pensé à tout en cas de défaite ou de victoire samedi : « Je ne retournerai pas dès lundi au cabinet mais dès la fin du mois, je retourne à l’hôpital en endocrinologie, pour continuer la suite de mon internat, si jamais je ne suis pas élue. Si je l’étais, je mettrai mes études en stand-by pendant un an et je rependrai juste après, car il me reste deux ans ». Anaïs avoue avoir été inspirée par une Miss France en particulier : « Marine Lorphelin a été élue Miss France alors qu’elle n’était qu’en deuxième année de médecine. Elle a eu le courage de reprendre après son année de Miss France et d’aller au bout de ses études. Elle a mené de front ses études de médecine et son côté influenceuse. Elle véhicule des messages sur la santé. Elle a de belles valeurs. Elle est simple et accessible : j’aimerais beaucoup la rencontrer ».

"Si je gagne, je penserai à ma maman"

En cas de victoire, elle sait immédiatement vers qui iront ses premières pensées : « Si je gagne, je penserai à ma maman, qui m’a soutenue depuis le début. C’est une femme incroyable, extrêmement généreuse et elle a toujours été là pour ses enfants ». Samedi 11 décembre, le jury du concours sera présidé par Jean-Pierre Pernaut. Anaïs Werestchack espère faire mieux que Clémence Oleksy, ancienne Miss Auvergne, qui avait fini 2e dauphine de Miss France 2011.

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