Oiseaux du jardin : avec la douceur faut-il continuer à les nourrir ?

La douceur s'installe et le printemps approche à grands pas. Avec cette météo clémente, faut-il continuer à nourrir les oiseaux de notre jardin ? Un responsable de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) nous livre de précieux conseils pour adopter les bons gestes.

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Les températures remontent et l’hiver commence à nous quitter lentement. Dans les arbres et sur les haies, les oiseaux de nos jardins entament déjà leur joyeuse cacophonie. Vous seriez bien tentés de faire rester ces volatiles auprès de vous en leur proposant de la nourriture. Mais attention, avec la douceur de la météo, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) conseille de ralentir. Adrien Corsi, responsable du centre de sauvegarde de la LPO à Clermont-Ferrand indique : “Il faut commencer à amorcer la diminution du nourrissage pour éviter la transmission de maladies. Avec cette douceur, le risque de se retrouver en contact avec des parasites augmente”. 

Un risque de transmission de maladies 

Généralement, il est fortement conseillé de nourrir les oiseaux, surtout durant la saison hivernale, c’est-à-dire de la mi-novembre à la fin mars. Mais du fait de la douceur en cette fin d'hiver, laisser des repas à leur disposition peut devenir dangereux et nuire à leur santé. “Malheureusement, parfois des épidémies se créent dans les mangeoires. Nourrir les oiseaux dans des mangeoires attirera forcément un plus grand groupe de volatiles. Dans les périodes les plus chaudes, il y a un plus grand risque de transmission d'infections chez les oiseaux”, explique André Corcy.

Selon l’expert, l’écosystème fournit suffisamment d’éléments naturels pour que vos petits compagnons ailés réussissent à se sustenter eux-mêmes sans trop d’efforts. Adrien Corsi conseille donc d’entamer lentement un processus de sevrage en diminuant progressivement les quantités. Mais prudence, le froid peut revenir à tout moment : “Ce sont les températures qui indiquent si on doit continuer ou non à nourrir les oiseaux. Si une période de gel ou de froid intense revient et s’installe, il faut reprendre le nourrissage”. Tous les volatiles ne sont pas logés à la même enseigne. En effet, Adrien Corsi fait une différence entre les oiseaux des champs et ceux des villes. "Les oiseaux en milieu urbain rencontreront plus de difficulté à trouver des graines. Alors que dans un milieu un peu plus sauvage et naturel, les oiseaux ont plus de chance de trouver leur nourriture"

Les bonnes pratiques 

Pour rendre la transition plus douce pour les oiseaux, privilégiez des petites quantités et optez pour une nourriture plus adaptée. “On peut continuer à leur donner des graines de tournesol et des fruits de saison. Attention à ne pas faire de trop gros tas. De manière à éviter qu’il y ait une trop grosse concentration d’oiseaux. Parce que lorsque les animaux mangent, les oiseaux vont fienter presque instantanément. Et c’est via les fientes que se propagent les maladies”.

Si les graines sont acceptées, les insectes quant à eux sont déconseillés à cette période de l’année. “Si certains oiseaux mangent trop de protéines, le corps va mal réagir et ne va pas trop comprendre ce qu’il se passe. Normalement, les insectes se mangent au printemps. Il ne faut pas dérégler le cycle alimentaire de l'oiseau"

Donner de la nourriture ne suffit pas, il faut aussi garder les mangeoires propres. “Entre chaque rationnement, il ne faut pas hésiter à passer un coup d’éponge pour éviter la propagation de maladies, comme la salmonellose, parmi les oiseaux”. 

Continuer à donner de l’eau 

Si l’apport de nourriture doit être stoppé, ce n’est pas le cas de l’eau, assure l'expert. Vous pouvez laisser, tout au long de l’année, un abreuvoir propre à disposition de la petite faune sauvage de votre jardin.