Près de Clermont-Ferrand, 170 élèves d'une école primaire évacués après une alerte à la bombe

Les élèves de l’école Jules Ferry de Royat, près de Clermont-Ferrand, ont dû quitter l'établissement ce mercredi 13 janvier après une alerte à la bombe. Les 170 élèves et leurs enseignants ont été évacués vers un stade à proximité. L’alerte a été déclenchée suite à un appel malveillant.

L'école primaire de Royat, près de Clermont-Ferrand, 170 élèves ont été évacués en raison d'une alerte à la bombe.
L'école primaire de Royat, près de Clermont-Ferrand, 170 élèves ont été évacués en raison d'une alerte à la bombe. © V.Riffard/FTV

 A Royat, près de Clermont-Ferrand, les élèves de l’école primaire Jules Ferry ont été évacués ce mercredi 13 janvier aux alentours de 10 heures, en raison d’une alerte à la bombe. La directrice Isabelle Malmezat explique avoir fait appel aux services de police après avoir reçu un appel malveillant : « J’étais dans ma classe et j’ai reçu un appel téléphonique. La personne m’a dit qu’elle était de la police et qu’elle voulait m’avertir qu’il allait y avoir un attentat sur le toit de l’école. J’ai essayé de garder la personne en ligne et j’ai posé des questions en essayant de rester vague pour ne pas inquiéter les élèves, malgré l’émotion. » La directrice prévient alors les enseignants et procède à l’évacuation des 170 élèves de l’établissement.

L'école inspectée par les forces de l'ordre

Leur expliquant qu’une « récréation spéciale » est prévue, les enseignants dirigent alors les élèves vers un stade situé en face de l’école. La directrice a immédiatement contacté les forces de l’ordre. La police intervient ensuite, accompagnée de la police municipale et de militaires de l’opération sentinelle, puis fouille le bâtiment à la recherche d’un engin explosif, mais le doute est levé un peu après 11h30. Les élèves ont ensuite pu rejoindre leurs parents. « Ils étaient assez impressionnés quand ils ont vu les voitures de police, les militaires. Ils ont été rassurés par les enseignants qui leur ont rappelé qu’il s’agissait probablement d’une fausse alerte ou d’une blague », précise Isabelle Malmezat. Selon la directrice, la voix au téléphone était « enfantine » et « peu cohérente », mais elle a décidé par mesure de précaution de prévenir les forces de l’ordre.

La piste du canular privilégiée

Les parents ont été informés sur le site internet de l’école, et un mot expliquant la situation a été remis aux enfants lorsqu’ils ont quitté l’établissement. « Il s’agissait à première vue d’un canular horrible. Je pense qu’il s’est basé sur ce qu’il a pu se passer au lycée Pierre-Joël Bonté de Riom. C’est crispant tout de même, on se dit que tout peut arriver. Heureusement, la police a bien fait son travail, le plan d’intervention a bien fonctionné », rassure Marcel Aledo, maire de Royat. Cinq policiers ont été mobilisés afin de sécuriser les lieux et de s’assurer qu’aucun engin explosif ne se trouvait dans l’établissement. L’intervention a duré environ 1h30. Les policiers vont à présent tenter de déterminer l'origine de cet appel malveillant.

 

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