Les jonquilles fleurissent : les règles à suivre pour la cueillette

Depuis l'arrivée des beaux jours, les randonneurs et les amateurs de jonquilles peuvent à nouveau contempler les champs colonisés par cette fleur jaune. Parmi ces derniers, nombreux sont à vouloir en cueillir. Mais attention, quelques précautions s'imposent.

Son jaune vif est inéluctablement associé à la saison du printemps et au retour des beaux jours. Dans le massif du Sancy, elle envahit les champs. Il s'agit de la jonquille. Une fleur sauvage qu'on peut notamment venir admirer à Picherande, village du massif du Sancy, perché à 1 130 mètres d'altitude. 

Son maire, Frédéric Echavidre, observe le phénomène depuis toujours. S’il ne sait pas expliquer la présence des jonquilles, "l'exposition" ou le "terrain" avance-t-il comme hypothèse, le constat est le même chaque année. Le retour de cette fleur dans les champs est également celui des randonneurs et des cueilleurs. "Dès qu’il fait beau, ce n'est pas rare de voir sept, huit voitures arrêtés au pont de Clamouze."

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À cette période de l’année, les champs sont libres, sans les bêtes et sans les fils, indique l’élu. La jonquille vit en nombre dans une zone bien délimitée : "De la Geneste en passant par le pont de Clamouze jusqu’aux plaines de Chareire".

Une cueillette raisonnée, "jusqu'à 20 tiges par personne"

Un parterre jaune à perte de vue, pour le plaisir des yeux, mais aussi pour le plus grand bonheur des amateurs de cueillette. Dans le Puy-de-dôme comme ailleurs, si l'envie est forte de ramasser des jonquilles, certaines règles de bonnes pratiques sont à respecter.

Des consignes que l'Office national des forêts (ONF) a rappelées sur les réseaux sociaux. Ainsi, il est interdit de faire de la cueillette dans un but commercial. Il faut pratiquer celle-ci de manière raisonnée, en prenant une poignée maximum. Ce qui revient au ramassage "jusqu'à 20 tiges par personne".

Sur son site internet, l'ONF rapporte que cette fleur, à l'image du muguet, connaît actuellement "des cueillettes excessives pouvant fragiliser leur présence". C'est pourquoi, tout abus peut être sanctionné par une amende dans certains départements. Dans le Puy-de-Dôme, il n'y a pas d'arrêté spécifique concernant cette cueillette, informe la préfecture. Quoi qu'il en soit, l'ONF rappelle que ce sont des règles de "bonnes pratiques", afin de ne pas abîmer le milieu.

Pour bien réaliser la cueillette, il faut couper la tige sans arracher le bulbe. Ainsi, le renouvellement de ces paysages qui attirent plusieurs milliers de randonneurs, avec les beaux jours, notamment pendant les weekends prolongés du printemps et lors des vacances d'avril, est assuré. Vous voilà fin prêt pour profiter de ces beaux paysages. Et peut-être, vous aurez également la chance de voir des marmottes sortir de leur hibernation.