Puy-de-Dôme : grâce à l'UNESCO, Ceyssat offre une nouvelle jeunesse à son petit patrimoine

La commune de Ceyssat a signé une convention avec la Fondation du patrimoine et le Conseil Départemental pour permettre de financer la restauration du petit patrimoine du village. Un projet rendu possible car la commune, comme 29 autres, est sur un périmètre classé à l'UNESCO.

La fontaine de la place Vialle à Ceyssat est l'un des dix éléments de petit patrimoine choisis pour être rénovés à Ceyssat, grâce à un financement multipartite.
La fontaine de la place Vialle à Ceyssat est l'un des dix éléments de petit patrimoine choisis pour être rénovés à Ceyssat, grâce à un financement multipartite. © Romy Ho-A-Chuk

Ils sont moins grandioses mais ils sont majoritaires en France : les petits monuments. Fontaines, lavoirs, fours à pain sont bien souvent les oubliés du patrimoine et des grandes opérations de restauration. Pourtant, ce sont eux qui représentent souvent l'histoire d'un village, et font le charme de nos territoires.  Mais ils sont souvent victimes des budgets communaux. "Malheureusement, confie le maire de Ceyssat, Gilles Allauze, on ne fait que de petites rénovations. Ils ne sont pas laissés à l'abandon, mais sont victimes des arbitrages budgétaires qu'on est obligés de faire au sein de nos communes." 

Mais voilà, Ceyssat fait partie des 30 communes du périmètre "Faille de Limagne" classée au patrimoine de l'UNESCO. Et cela lui permet de bénéficier d'un financement multipartite prévu dans une convention signée avec le département début 2020. Dans le détail, les financements doivent se répartir entre la commune, le département, la région, la fondation du patrimoine, l'Association Ceyssat hier et demain, le club des mécènes 63 de la Fondation du Patrimoine et bien-sûr une souscription des habitants. "Pour la première année, on est sur un budget de 45 000 euros TTC, explique Lionel Duclos, délégué départemental de la Fondation du patrimoine. Il y aura des participations financières et des souscriptions multipartites. Ensuite, comme la réhabilitation est prévue sur 5 ans, il faudra trouver des sommes identiques chaque année." 

Le four à pain de la rue des Tavernes est le premier pour lequel la commune engage une souscription avec la Fondation du patrimoine, afin de le restaurer et de le remettre en fonctionnement.
Le four à pain de la rue des Tavernes est le premier pour lequel la commune engage une souscription avec la Fondation du patrimoine, afin de le restaurer et de le remettre en fonctionnement. © Romy Ho-A-Chuk

La ville a donc décidé de se lancer et de redonner une seconde jeunesse à dix de ses monuments : sept fontaines, abreuvoirs et lavoirs et trois fours à pains ont été sélectionnés grâce au recensement réalisé par le Parc des Volcans. Il était d'ailleurs temps pour l'un des fours à pain, car le temps a fait son œuvre.

Le but d'un four à pain, c'est bien sûr de cuire le pain, mais aussi et surtout de préserver ce lien social entre les habitants, et de continuer à vivre ensemble, dans de bonnes conditions, avec des fours bien entretenus.

Charles Vogny, Président de l'Association Ceyssat d'hier et d'aujourd'hui


Une souscription publique permettra aux habitants, et à tous ceux qui le désirent, de participer au financement. Une idée qui pourrait faire des émules et inspirer d'autres communes du périmètre UNESCO, lorsqu'on sait que près de 6000 éléments de petit patrimoine y ont été recensés par le Parc des Volcans d'Auvergne.
 

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