Puy-de-Dôme : réactions après la suspension des championnats amateurs de rugby

Les championnats amateurs de rugby ne reprendront pas. La Fédération française de rugby l'a annoncé vendredi 26 février. Même si c'est loin d'être une surprise, c'est un coup de massue pour les clubs. Réactions dans le Puy-de-Dôme.
 

Les championnats amateurs de rugby ne reprendront pas. La Fédération française de rugby l'a annoncé vendredi 26 février. Loin d'être une surprise pour les clubs et pourtant, c'est un coup de massue. Réactions dans le Puy-de-Dôme.
Les championnats amateurs de rugby ne reprendront pas. La Fédération française de rugby l'a annoncé vendredi 26 février. Loin d'être une surprise pour les clubs et pourtant, c'est un coup de massue. Réactions dans le Puy-de-Dôme. © J. Teiller / FTV

La Fédération française de rugby a annoncé vendredi 26 février la suspension des championnats amateurs de rugby. Au stade du Mas, à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, tout le monde s'y attendait, mais la décision reste une déception. Le dernier match remonte au 11 octobre 2020. L'US Issoire n'aura joué que quatre matches cette saison en Fédérale 1. "Ce n'est pas une surprise même si on avait un petit espoir de reprendre le championnat. La fédération a ouvert une porte, si les conditions sanitaires le permettent, on pourra organiser des matches amicaux", explique Claude Pojolat, président de l'US Issoire.

Des entraînements adaptés


À l'entraînement, les placages sont toujours interdits et les contacts réduits au minimum. Depuis le passage du couvre-feu à 18 heures, les adultes ne s'entraînent plus qu'une fois par semaine, le week-end. Si la fédération avait décidé une reprise, il aurait fallu un long délai pour réathlétiser les joueurs. "Physiologiquement, il aurait fallu se réhabituer aux contacts. On a fait une saison sur deux années. On va se préparer pour une nouvelle saison à partir d'août 2021 avec le challenge Auvergne, qui j'espère pourra se dérouler normalement", continue le président.

Une décision brutale 


Dans les quartiers nord de Clermont-Ferrand, l'arrêt brutal pour les joueuses de la Plaine qui avaient gagné leurs quatre matches d'Elite 2, la deuxième division féminine. "Ca met un coup. Les filles ont envie de jouer. Là, ça fait plus d'un an, ça commence à être long. La décision est brutale. On s'est dit qu'ils allaient peut-être aménager", évoque Stéphanie Rodier, vice présidente Rugby club La Plaine.

Ici, l'entraînement permet de conserver un lien social avec les 400 licenciés. Mais les jeunes de 16-17 ans commencent à perdre la motivation, lassés de s'entraîner et de ne pas pouvoir jouer.
Il ne reste plus qu'à patienter et supporter les pros devant un écran pour retrouver l'adrénaline de la compétition. 

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