Puy-de-Dôme : comment une riomoise est devenue championne du monde de coiffure

Elle n’a même pas atteint les 30 ans et elle est déjà championne du monde de coiffure. Lisa Derossis est originaire d’Ambert dans le Puy-de-Dôme. C’est à Riom, qu’elle a installé son salon. Retour sur son expérience aux Championnats du monde. / © Jérôme Doumeng / France 3 Auvergne
Elle n’a même pas atteint les 30 ans et elle est déjà championne du monde de coiffure. Lisa Derossis est originaire d’Ambert dans le Puy-de-Dôme. C’est à Riom, qu’elle a installé son salon. Retour sur son expérience aux Championnats du monde. / © Jérôme Doumeng / France 3 Auvergne

Elle n’a même pas atteint les 30 ans et elle est déjà championne du monde de coiffure. Lisa Derossis est originaire d’Ambert dans le Puy-de-Dôme. C’est à Riom, qu’elle a installé son salon. Retour sur son expérience aux Championnats du monde.

Par AA avec Jérôme Doumeng

Il y a tout juste un mois, Lisa Derossis prenait la route pour Paris avec l’équipe de France de coiffure. Du 14 au 16 septembre, avec l’équipe, elle concourrait pour le titre de champion du monde de coiffure. 
 

Médaille d'or individuel et médaille d'argent par équipe

Cette riomoise de bientôt 30 ans, n’avait rien lâché pendant la compétition. Et à l’issue de la compétition, elle décroche la médaille d’or dans l’épreuve de coiffure créative et une médaille d’argent par équipe. Il faut dire que c’est une habituée des podiums : « Ça fait 4 ans que je suis en équipe de France. Il faut deux ans pour se qualifier pour les internationaux. L’année dernière, on s’est qualifiés avec une médaille d’or en équipe et une médaille d’argent en individuel. Et cette année, c’est l’inverse », explique la jeune femme. 
 
 

Deux heures de préparation par jour

Pour en arriver là, c’est une préparation intensive qu’elle a entamée depuis plusieurs années dans son salon à Riom, à raison de deux heures par jour. « Mon épreuve, c’est technique, c’est que du coiffage. On a une coupe qui est déjà prête et la couleur aussi. Ce sont des choses très artistiques. Notre épreuve consiste juste à faire du coiffage donc on fait de la forme avec de la laque et du sèche-cheveux dans un temps imparti. Il faut que ce soit très clean et très propre, raconte Lisa Derossis. J’avais deux épreuves. La créative, où il y a des effets de plumes. C’est sur cheveux mouillés et on a 35 minutes pour les sécher et pour leur donner la forme. L’autre épreuve, ensuite, est aussi de 35 minutes, mais cette fois, on doit rajouter des cheveux. C’est encore plus artistique que la première »
 

Une expérience inoubliable pour la jeune femme, mais en 2021, elle n’ira pas au Japon pour remettre son titre en jeu. « Maintenant, je vais laisser la place aux autres. C’est beaucoup de sacrifice. Et c’est plutôt bien de terminer sur une médaille d’or. Je voudrais me tourner vers la transmission et la formation pour aider les autres à gagner des compétitions »

Après ces récompenses, le salon ne désemplit pas, au point qu’elle doit embaucher. « Ca montre aux jeunes qu’on peut faire des choses, même en Auvergne, on peut s’ouvrir des portes de là où on est », termine la jeune femme. 

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