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Puy-de-Dôme : à la prison de Riom, un détenu met le feu à sa cellule

Un détenu a tenté de mettre le feu à sa cellule mercredi 11 septembre matin au centre pénitentiaire de Riom dans le Puy-de-Dôme. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Un détenu a tenté de mettre le feu à sa cellule mercredi 11 septembre matin au centre pénitentiaire de Riom dans le Puy-de-Dôme. / © THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Mercredi 11 septembre, un détenu a mis le feu à sa cellule à la prison de Riom, dans le Puy-de-Dôme. Selon un syndicat de surveillants, les conditions de travail dans cette prison se sont dégradées.
 

Par Catherine Lopes

Un détenu a mis le feu à sa cellule mercredi 11 septembre vers 9h15 au centre pénitentiaire de Riom dans le Puy-de-Dôme. La direction interrégionale pénitentiaire explique : « Le détenu présentait des troubles psychiatriques. Les surveillants sont rapidement intervenus et ont extrait le détenu. Les pompiers et le Smur ont été appelés en renfort. Aucun agent n’a été blessé. Après des examens à l’hôpital de Riom, le détenu est retourné en détention. Il a été placé dans une CProU, une cellule de protection renforcée ».

Un incident à ne pas minimiser

Selon Benoît Daudé, membre du bureau régional FO pénitentiaire, « Cet incident n’est pas à minimiser. Il s’ajoute à une agression, qui s’est produite le mardi 10 septembre et dont 3 surveillants ont été victimes ». D'après lui, "Tous les détenus fumeurs ont accès au tabac et aux briquets. Il a ainsi pu mettre le feu facilement".

Une situation particulièrement agitée

Il ajoute : « En ce moment, à Riom, la situation est particulièrement agitée. La période d’été a été calme. Mais avec la reprise de l’activité judiciaire et de gros procès à venir, tout s’accumule. Le taux d’occupation est proche des 100 %. Il y a des détenus qui dorment par terre en cellule. On subit cette situation ». Du côté de la direction interrégionale pénitentiaire, on rétorque que le taux d’occupation est à Riom est de 100,5 % alors qu’il est à titre de comparaison de 158 % à Chambéry. D’après Benoît Daudé, les 2 maisons d’arrêt, celles qui accueillent les détenus en attente de leur jugement et les condamnés à de courtes peines, sont celles où les tensions sont les plus vives.
 

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