"Si l'humain veut s'en sortir, il doit préserver la biodiversité", un tilleul du Puy-de-Dôme élu arbre de l'année

En lice pour être élu "arbre de l'année 2023", un tilleul du Puy-de-Dôme remporte le prix du jury de ce concours. Une fierté pour son propriétaire, passionné par la nature.

On vous en parlait en novembre dernier, un tilleul du Puy-de-Dôme était en lice pour être élu "arbre de l’année 2023". Et bien, c'est chose faite ! Il faut dire qu’il a de quoi taper dans l’œil du jury, ce tilleul situé à Lapeyrouse, dans les Combrailles. Estimé par des experts, il aurait pas moins de 400 ans, si ce n’est plus. "Il a traversé plusieurs siècles et vu bien des faits de notre histoire", souligne Sylvain Pouvaret, son propriétaire. Mais il est remarquable par ses dimensions qui donnent le vertige. Quelque 7,40 mètres de circonférence, 26 mètres de hauteur et une surface de couronne de 250 m². "Il a un port magnifique avec une allure parfaite", ajoute le passionné. Et selon Sylvain Pouvaret, il doit cela au fait qu’historiquement, c’était un arbre têtard, soit un arbre paysan régulièrement étêté.

Symbole et le fleuron de la biodiversité

Déjà labellisé arbre remarquable de France, il accueille ainsi son deuxième prix en remportant ce concours de l’arbre de l’année. Un concours organisé par le magazine Terre Sauvage et l’Office national des forêts (ONF) depuis 2011. Chaque année, il récompense les plus beaux arbres de France. Ces arbres ont été sélectionnés pour leurs caractéristiques naturalistes, esthétiques et historiques, mais aussi pour le lien qui unit l’arbre au candidat. Et si Sylvain n’est l’heureux propriétaire de ce tilleul depuis seulement un an, sa passion pour la nature a pris le dessus. "J’ai voulu le faire labelliser pour le valoriser et le référencer. Ce n’est pas pour me montrer moi, mais pour le mettre en lumière et faire de la sensibilisation. Pour moi, il est le symbole et le fleuron de la biodiversité", souligne-t-il.

Il n’a pas été le coup de cœur et n’a pas charmé le public, mais il a remporté le prix du Jury, composé du magazine Terre Sauvage, de l’ONF, de l’association Arbres et de la LPO. "Pour moi, cela a plus de valeur que le prix du public, car c’est un jury d’experts qui reconnaît sa valeur. On est très fier et reconnaissant."

"C’est sur la biodiversité que repose notre avenir"

Pour Sylvain Pouvaret, qui baigne dans la nature depuis sa plus tendre enfance, tout son travail est une passion. Paysan dans la culture d’Arnica, il a commencé en tant que botaniste. "Pour moi, si l’humain veut s’en sortir, il faut qu’il mise sur la préservation de la biodiversité. C’est sur elle que repose notre avenir", insiste-t-il. "Je m’intéresse à toute la nature, que ce soit la faune ou la flore. Mon objectif est de connaître l’ensemble de la biodiversité du sol au plafond. Je m’intéresse à tout". Son lien avec la nature et ce tilleul n’est donc plus à prouver.