TEMOIGNAGE. Maison foudroyée dans le Puy-de-Dôme : “J’ai vu une boule de feu”

La dépendance de la maison de Jacqueline et Gabriel a été frappée par la foudre vers 18h à Orléat, dimanche 10 juin. / © C. Lamorelle / France 3 Auvergne
La dépendance de la maison de Jacqueline et Gabriel a été frappée par la foudre vers 18h à Orléat, dimanche 10 juin. / © C. Lamorelle / France 3 Auvergne

A Orléat dans le Puy-de-Dôme, la dépendance de la maison de Jacqueline et Gabriel a été frappée par la foudre dimanche 10 juin. A quelques minutes près, le drame a été évité : Gabriel venait de sortir de la dépendance, et Jacqueline allait y entrer.

Par Richard Duclos

Le lendemain des faits, l’émotion est palpable dans la voix de Jacqueline Baury, 64 ans. Dimanche 10 juin, peu avant 18h, sa maison a été frappée par la foudre, à Mondeviolle, sur la commune d’Orléat près de Clermond-Ferrand. Plus précisément, c’est la dépendance, mitoyenne à la maison, qui a été touchée.

J’ai entendu un bruit énorme, je me suis bouché les oreilles, raconte Jacqueline. C’était un craquement qui ne dure pas longtemps, mais terrible. J’ai vu une boule de feu. Puis il y a eu un deuxième grand bruit, quand les murs se sont effondrés.


Heureusement, il n’y a pas eu de blessés. Mais le drame n’a été évité que de peu. "La cuisine a une porte qui donne sur la dépendance. Je croyais que Gabriel, mon mari, était en train d’y éponger l’eau, alors j’allais le voir, quand la foudre est tombée. Juste quand j’allais mettre le pied dans la dépendance ! La foudre a dû frapper à seulement 1,50m de moi." Jacqueline s’en sort indemne, mais toujours secouée par l’angoisse qui l’a saisie. Car elle pensait en effet que son mari était sous les décombres :

J’ai eu très peur, j’ai cru qu’il était dessous. Les voisins sont venus, je leur ai dit "cherchez mon mari, il est là".


"On est vivants"


A cinq minutes près, Gabriel, 75 ans, était en effet dans la dépendance, en train d’éponger l’eau de pluie. Mais au moment de l’impact, il était sorti dans le village, constater les dégâts de l’orage. A son retour, il n’avait pas entendu la foudre, et a donc découvert la scène : "Il était tout blanc, je lui ai dit 'on est vivants, c’est le plus important'".

Jacqueline a d’ailleurs toujours du mal à réaliser : "On se dit quand même que la vie tient à un cheveu", lâche-t-elle. Le choc a été d’autant plus grand qu’il était inattendu : "Certes il pleuvait beaucoup, et ça tonnait, mais je n’avais vu aucun éclair. Je n’ai vraiment rien vu venir", témoigne-t-elle, avant de remercier tous les secours venus sur place, qui ont été "extraordinaires".

Depuis la foudre, Jacqueline et Gabriel, installés à Mondeviolle depuis 1985, sont hébergés chez la fille de ce dernier. Leur maison n’a a priori rien eu, mais les experts doivent évaluer les dégâts, et s’assurer que les murs ne risquent pas de tomber. A la place de celui de la dépendance en revanche, il n’y a maintenant "plus qu’un trou énorme". Le toit s’est enfoncé, comme plié vers l’intérieur. Dessous, l’atelier d’artiste de Gabriel, ainsi que la buanderie, ont été détruits. "L’essentiel, c’est que nous n’ayons rien", répète Jacqueline.


Gabriel et Jacqueline Baudry, 75 et 64 ans. / © Béatrice Cibiel
Gabriel et Jacqueline Baudry, 75 et 64 ans. / © Béatrice Cibiel


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